Trêve au Liban : trois semaines sous condition
La trêve au Liban a été prolongée de trois semaines après une réunion organisée le 23 avril dans le Bureau ovale entre représentants libanais, israéliens et américains. Donald Trump l’a annoncée sur Truth Social et a réitéré son intention de recevoir Joseph Aoun et Benyamin Nétanyahou à Washington. Le cessez-le-feu reste toutefois partiel, car les bombardements, les destructions de villages et la présence militaire israélienne au Sud se poursuivent.
Pillage au Sud-Liban : le miroir de Gaza
Les révélations publiées dans la presse israélienne sur des vols commis par des soldats dans des maisons et des commerces du sud du Liban déplacent le débat. Elles ne décrivent plus un incident isolé, mais une pratique présentée comme visible, répétée et peu entravée. Motos, téléviseurs, tapis, tableaux, meubles et objets domestiques auraient été emportés dans des localités en partie interdites au retour. Replacée dans le prolongement de Gaza, des images de soldats avec des habits de femmes, des cuisines libanaises investies et de l’affaire de Debel, cette séquence fragilise encore davantage le récit d’une armée exemplaire.
Amal Khalil tuée sous les frappes à Tiri
Retrouvée morte sous les décombres à Tiri, au sud du Liban, la journaliste Amal Khalil est devenue en quelques heures le symbole le plus brutal d’une double faillite. D’un côté, une armée israélienne accusée d’avoir frappé à plusieurs reprises le secteur, puis d’avoir retardé l’accès des secours. De l’autre, un État libanais qui savait les journalistes exposés, avait promis des mécanismes de protection, mais n’a pas été capable d’imposer un corridor sûr ni d’arracher rapidement l’une des siennes aux ruines où elle est restée pendant des heures.





