Trêve au Liban : l’Iran revient par le front sud
Au Liban, les 21 et 22 avril ont ravivé une peur précise : celle d’une trêve qui ne s’effondre pas par une décision officielle, mais par une suite d’incidents qui reconstituent la logique de guerre. Frappes israéliennes dans le Sud, riposte du Hezbollah vers le nord d’Israël, bombardement en Békaa-Ouest, puis prolongation par Donald Trump du cessez-le-feu avec l’Iran à la demande du Pakistan : la séquence révèle moins deux crises distinctes qu’un même rapport de force régional, que Washington tente de compartimenter sans y parvenir vraiment.
Cessez-le-feu en Iran : Trump prolonge la trêve
Donald Trump a finalement prolongé le cessez-le-feu en Iran au moment même où il laissait encore entendre, quelques heures plus tôt, qu’il ne souhaitait pas étendre la trêve. Ce revirement évite une reprise immédiate des bombardements, mais ne règle presque rien sur le fond. Le blocus américain des ports iraniens reste en place, le détroit d’Ormuz demeure sous forte tension, et les discussions prévues à Islamabad se heurtent toujours au dossier nucléaire, aux sanctions et à la méfiance profonde entre Washington et Téhéran. La guerre recule d’un pas, sans quitter sa zone de bascule.
Trêve au Liban : le cessez-le-feu vacille
En moins de trois jours, le front libanais a de nouveau donné l’image d’un engrenage. Une frappe israélienne dans le sud du Liban, présentée par Tsahal comme une action contre des combattants du Hezbollah, a nourri côté libanais le procès d’une trêve déjà vidée de sa substance. Le lendemain, le Hezbollah a revendiqué des tirs de roquettes et de drones vers le nord d’Israël. Puis, mercredi à l’aube, un bombardement sur la Beqaa a confirmé que l’accalmie restait précaire, incomplète et suspendue à un équilibre militaire qui se détériore heure après heure.





