Tripoli, Hedjaz, Haïfa : le rail devient géopolitique
Le projet de relance du chemin de fer du Hedjaz, porté par la Turquie avec l’Arabie saoudite, dépasse largement le cadre économique. En reliant la Turquie au Golfe par la Syrie et la Jordanie, Ankara cherche à redevenir un acteur central des circulations régionales. Ce corridor concurrence les projets reliant les Émirats et l’Arabie saoudite au port israélien de Haïfa. Il inquiète aussi Israël, déjà préoccupé par l’influence turque en Syrie, et met Riyad face à une contradiction : coopérer avec Ankara tout en se méfiant de son rapport aux Frères musulmans.
Liban-Israël : la clause qui inquiète les victimes des crimes israéliens
Une clause de l’accord-cadre Liban-Israël engage les deux parties à cesser les actions hostiles ou défavorables dans les forums politiques et juridiques internationaux. Elle pourrait limiter la capacité de l’État libanais à porter plainte contre Israël pour crimes de guerre ou à soutenir une saisine internationale. Mais elle ne bloque pas automatiquement les victimes, les ONG, les juridictions étrangères ou les États tiers. Le vrai enjeu porte sur la coopération de Beyrouth, la compétence de la CPI et le risque d’une paix construite au prix d’une justice amputée.
Après Washington,Le cadre d’un accord ?
Non, le spectre de guerre civile n’est pas de retour au Liban.Voilà belle lurette que les Libanais ont compris ce que coûte le piège...





