Le Hezbollah rejette l’accord-cadre
Le Hezbollah rejette frontalement l’accord-cadre signé à Washington entre le Liban, Israël et les États-Unis. Dans une déclaration attribuée à son secrétaire général, cheikh Naïm Qassem, le parti accuse les autorités libanaises d’avoir abandonné les cartes de force du Liban, d’avoir accepté des négociations directes jugées favorables à Israël et d’avoir lié dangereusement le retrait israélien au désarmement de la résistance. Le Hezbollah affirme que ses armes ne seront pas remises et que tout accord doit commencer par le retrait total de l’occupant.
Smotrich ravive la crainte d’une annexion au Sud-Liban après l’accord israélo-libanais
Malgré l’accord-cadre signé à Washington, les positions de Bezalel Smotrich ravivent les inquiétudes libanaises. Le ministre israélien a réitéré son appel à repousser la frontière jusqu’au Litani et défend le maintien d’une zone de sécurité tant que le Hezbollah n’est pas désarmé, voire même de coloniser la région libanaise. Cette ligne fragilise la lecture libanaise d’un accord censé mener au retrait israélien.
Accord-cadre Liban-Israël : le verrou des majorités
L’accord-cadre signé entre le Liban, Israël et les États-Unis peut se heurter à plusieurs verrous institutionnels. L’article 52 de la Constitution pose la question du passage par le Parlement. L’article 65 impose les deux tiers au Conseil des ministres pour les questions fondamentales. À la Chambre, le quorum est de 65 députés et le vote sur une loi est public. Le débat est aussi politique : Taëf impose la dissolution des milices, mais son volet sur la libération du Sud a servi à légitimer la résistance face à Israël.
Accord Liban-Israël : réactions sous tension à Beyrouth
L’accord-cadre signé le 26 juin à Washington entre le Liban, Israël et les États-Unis provoque une première série de réactions politiques à Beyrouth. Joseph Aoun, Nawaf Salam et Nada Hamadeh Mouawad le présentent comme une étape vers la souveraineté et le retour des déplacés. Le Hezbollah, par Hassan Fadlallah et Naïm Qassem, le rejette et avertit d’un risque de crise interne. Les autres responsables ne sont pas cités faute de réaction publique vérifiée postérieure à la signature.






