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Certaines sources ont indiqué que le dirigeant salafiste Ahmad Assir se serait fait arrêté par la Sureté Générale en tentant de fuir le Liban via l’Aéroport International de Beyrouth. Cette arrestation, si confirmée, mettrait ainsi un terme à une cavale de 2 ans. Déguisé et ayant subi un certain nombre d’opérations en vue de changer d’apparence, il aurait utilisé un faux passeport afin de se rendre au Qatar via l’Egypte avec un autre individu. D’autres sources proches de la Sureté Générale évoquent une fuite vers le Nigéria. Ils utilisaient des faux passeports du nom de Abdul Rahman Taleb et de Khaled Sidani. La personne ayant acheminé les 2 hommes à l’Aéroport de Beyrouth à bord d’un véhicule blanc de type Mercedes aurait également été arrêté.

Pour rappel, , né le 5 mai 1968 à Saida, Ahmad Assir s’est fait connaître pour ses actions et discours contre le Hezbollah  et parle d’une campagne d’oppression des sunnites depuis l’assassinat en 2005 du premier ministre libanais Rafic Hariri, qui était -lui aussi- originaire de Saïda et de confession musulmane sunnite. Devenu Imam, en 1989, il prêche à la mosquée Bilal Bin Rabah. Il serait crédité d’une large influence dans la communauté sunnite libanaise dont il aurait récupéré les déçus de la marche du 14 mars et du Courant du futur.

Se présentant d’abord comme leader d’un mouvement pacifique, il a radicalisé à partir de 2011 ses actions multipliant les provocations en se rendant notamment à Kfardebian dans le Kesrouan Chrétien, projetant de créer des milices armées sunnites ensuite, et expulsant les membres de la communauté chiite habitant près de sa mosquée.

Depuis 2012, plusieurs combats armés ont éclaté entre ses partisans et ses opposants politiques. Il sera lui-même désormais accompagné de gardes du corps armés. Il se rendra notamment en Syrie pour combattre aux cotés des rebelles syriens à partir de 2013 suite à la création du mouvement des Phalanges de la Résistance Libre (anti Hezbollah). Le 23 juin de la même année, Ahmad Assir et ses partisans attaqueront l’armée libanaise suite à l’arrestation de ces partisans à un point contrôle. Il se retranchera ensuite dans le quartier d’Abra toujours à Saida. L’affrontement se terminera le lendemain avec la fuite du cheikh, la mort de 18 soldats et 11 hommes armés.

Le 28 février 2014, la justice libanaise requerra la peine de mort contre le cheikh, toujours en fuite, et 56 de ses supporters, dont l’ancien chanteur Fadl Shaker qui s’était lui refugié dans le camps palestinien d’Ein Helwé, dans la banlieue de Saida. Certaines rumeurs indiquaient précédemment que l’Organisation de l’Etat Islamique, communément appelée Daech souhaitait le nommer Emir du Liban.

Côté réaction de ses partisans menés par son épouse qui exige sa libération immédiate, l’accès nord de Saida a été coupée malgré les mesures de sécurité prises par les forces de l’ordre.

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