Le bâtiment du Conseil de l'Ordre des Médecins Libanais.

Le président du conseil de l’ordre des médecins, Charaf Abou Charaf, a dénoncé la décision du ministre du travail Mustafa Hussein Bayram autorisant l’exercice de la médecine par des réfugiés palestiniens. Il note ainsi que la publication de ce décret viole plusieurs lois locales réglementant ce secteur d’activité. 

Ainsi, les réglementations en vigueur induisent un accord de réciprocité entre le Liban et les ressortissants de ce dit-pays. Un tel accord n’existe pas avec l’état palestinien, induisant à une nullité du décret du ministre du travail.

Par ailleurs, aucun médecin n’a le droit d’exercer la médecine sur le sol libanais sans affiliation à l’un des deux syndicats, après avoir rempli les conditions requises, ce qui n’est pas le cas de praticiens palestiniens. La cotisation annuelle des médecins non libanais est déterminée par l’Assemblée générale.

Une telle modification des règlements en vigueur ne peut donc se faire par simple décret du ministre du travail mais nécessite un amendement des textes actuels par le Parlement.

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