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Des manifestants se sont ainsi rassemblés au Liban à l’appel de la CGTL et de différents syndicats. Ils protestent ainsi contre la dégradation des conditions sociales et économiques mais également contre l’arrêt prochain du programme de subvention à l’achat des produits de première nécessité en raison de l’épuisement des réserves monétaires disponibles de la Banque du Liban. Ils exigent également le maintien de leur pouvoir d’achat largement impacté par la détérioration de la valeur de la livre libanaise.

Les organismes sociaux peinent ainsi à croire que la crise pourrait encore s’aggraver faute de devises suffisantes.

À Beyrouth, les protestataires se sont ainsi rassemblés devant le siège de la Banque du Liban à Hamra, pour protester contre la fin prochaine du programme de subvention à l’achat des produits de première nécessité en raison de l’épuisement prochain des réserves monétaires disponibles. La manifestation s’est depuis étendue aux environs de l’American University Hospital qui avait dû se séparer d’une grande partie de son personnel suite la crise financière.

Des manifestants se sont également rassemblés en différents points d’entrée de la capitale Beyrouth, provoquant d’importants embouteillages. Il s’agit notamment du cas du rond-point de Dora à l’entrée nord de la capitale avec un rassemblement de camions et de routiers. 

À Aley comme à Dora, les chauffeurs de camions et bus se sont rassemblés pour bloquer la route menant à la Békaa.

Au Sud du Liban, divers rassemblements se sont tenus à Tyr, à Saïda ou encore Zahrani.

À Tyr, le rond-point Abbas a été coupé tout comme la route menant à Saïda. Les fonctionnaires des entreprises publiques comme Ogero ou encore ceux de la sécurité sociale ont cessé leur travail.

À Zahrani, un sit-in a également eu lieu devant la raffinerie locale.

Ce qui se passe au Liban n’est pas un accident, estime le président de la CGTL

Au Nord du Liban, un rassemblement a eu lieu devant l’entrée de la cimenterie Holcim en présence du président de la CGTL Béchara Al-Asmar qui s’est exprimé à cette occasion.

Nous avons toujours salué le fait que le Liban est le joyau de cet Orient, avec son pluralisme, son système bancaire, ses hôpitaux, ses universités et écoles, son tourisme. Malheureusement aujourd’hui, nous voyons ce Liban frappé de manière systématique en raison de l’implication de certains responsables dans la corruption et du gaspillage des ressources publiques.
Ce qui s’est passé et ce qui se passe au Liban n’est pas innocent avec l’explosion du port de Beyrouth, la chute de martyrs innocents, la dévastation et la destruction de Beyrouth, le terrorisme, la baisse du pouvoir d’achat des salaires, les prix élevés, le chômage et la migration des jeunes, l’exploitation par certains de la crise que traverse le Liban avec l’accumulation de richesses aux dépens du citoyen, conduisant à la contrebande de médicaments, d’essence et de diesel,. La liste est longue

Tout le monde est responsable de cette détérioration, et c’est nous qui en payons le prix.

Combien de temps allons-nous rester silencieux?

La voix du peuple vient de la voix de Dieu, et celui qui se tait sur l’injustice est un démon muet. Aujourd’hui, nous avons malheureusement une crise d’unité nationale, et c’est là que réside le danger ». 

Ce qui est nécessaire, c’est un gouvernement de sauvetage qui prend immédiatement en charge les réformes nécessaires pour sortir le pays de l’effondrement.

Pour cette raison, nous sommes tous ici aujourd’hui pour dénoncer la situation de vie difficile dans laquelle nous vivons et un refus de lever les subventions sur les produits de base: médicaments, dérivés du pétrole et farine.

Comment pouvons-nous vivre et être guéris avec un médicament périmé ou à des prix que nous payer.

Comment pouvons-nous être rassurés avec le déficit de la sécurité sociale?

Nous n’accepterons pas cette humiliation, et nous n’accepterons pas cette soumission.

À partir de là, nous crions pour rejeter cette réalité.

Par ailleurs à Tripoli également, un rassemblement a eu lieu avec le blocage de l’autoroute au niveau du lieu du La Palma et en présence également du président de la CGTL et des représentants des syndicats locaux.

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