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Le président de la délégation libanaise, le général Bassam Yassine, a indiqué que cette première réunion visait à établir les premières étapes des négociations techniques visant à délimiter les frontières Sud entre les 2 états.

Selon le responsable libanais, il s’agit d’avancer à un rythme soutenu pour arriver à un résultat tangible dans une limite de temps raisonnable.

“Il convient également de noter les efforts déployés par le Président du Parlement Nabih Berri pour amener ce dossier à ses conclusions en termes de lancement du processus de négociation, ainsi que de souligner le rôle que joue le commandant des forces armées, le général Joseph Aoun, à travers son suivi pour établir la souveraineté nationale aux frontières libanaises et autonomiser le Liban lui permettant d’accéder à ses ressources naturelles de pétrole et de gaz dans la zone économique exclusive maintenue par le droit international.

Il s’agit de discuter, souligne le responsable libanais de la démarcation des frontières maritimes sur la base du droit international, l’accord d’armistice de 1949 documenté par les départements des Nations Unies, et l’accord Paulet-Newcombe de 1923.

Une prochaine réunion devrait ainsi se tenir le 28 octobre prochain.

La délégation libanaise a été composée par la présidence de la république. Elle comprend 4 personnes, dont le général de l’Armée de l’Air, Bassam Yassine qui la préside, le colonel Mazen Basbous de la marine libanaise, le membre du conseil d’administration de l’autorité pétrolière libanaise Wissam Chbat et de l’expert en droit maritime Najib Massihi.

La composition de cette délégation a cependant fait l’objet de critiques de la part d’une part du premier ministre sortant Hassan Diab et des mouvement Amal et Hezbollah, qui estiment qu’elle doit comprendre des militaires et non des civils et qui demandent de former une nouvelle délégation.

Quant à la Présidence de la République, elle rappelle que la négociation d’un traité international ou encore d’un accord de paix revient à ses prérogatives, le chef de l’état étant par ailleurs Commandant des Forces Armées. Les négociations devraient être exclusivement techniques, indiquent des sources proches de la présidence.

Surprise également côté israélien, avec un retour de politesse et une délégation comprenant essentiellement des civils et non des militaires comme prévue à l’origine. Tel Aviv semble ainsi souhaiter couper le pied et soutenir la présidence de la république libanaise face aux demandes des mouvements Amal et Hezbollah.

Des négociations du jamais vu depuis le retrait israélien de 2000

Contrairement aux négociations précédentes entre les 2 pays qui s’étaient tenues pour tenter de régler la démarcation de la ligne bleue suite au retrait israélien de 2000, les 2 délégations seront réunies face-à-face dans une salle commune. Il s’agirait du hall du contingent italien.

Si le dossier terrestre ne devrait pas être abordé lors du processus actuel, le déblocage du dossier de la zone économique exclusive pourrait permettre aux 2 pays de pouvoir exploiter les ressources pétrolières ou gazières supposées être présentes.

Les autorités israéliennes estiment également que l’aboutissement de ces négociations pourraient stabiliser la région au bénéfice des citoyens libanais et israéliens.

Impacté par une grave crise économique, le Liban notamment attend que ces négociations puissent débloquer la possibilité d’explorer la zone, chose acceptée y compris par le Hezbollah aujourd’hui. Cependant, Beyrouth indique que négocier ne signifie pas reconnaitre.

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