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À l’issue d’une rencontre ce vendredi entre le Président de la République Française, Emmanuel Macron, et le Premier Ministre Libanais Saad Hariri actuellement à Paris, que la France reste aux côtés du Liban pour l’aider à réformer son économie.

Saad Hariri avait préalablement rencontré le ministre des Finances et de l’économie, Bruno Le Maire, avec le Ministre Plénipotentiaire français en charge de la mise en application du programme CEDRE, Pierre Duquesne, en compagnie de dirigeants d’entreprises, qui ont abordé ensemble la possibilité d’investissements français au Pays des Cèdres.

Selon le Premier Ministre Libanais, les entretiens avec des dirigeants d’entreprises françaises ont été excellentes. Il a également indiqué que le Pays des Cèdres reste engagé dans son programme de réforme économique mais également dans l’application de la résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU.

Le Président de la République Française a réitéré l’engagement de la France pour la préservation de la sécurité, de la stabilité du Liban et de la mise en place du plan d’aide économique au Liban intitulé CEDRE.

Emmanuel Macron a également déclaré que la France poursuit actuellement la recherche de solutions à la présence des réfugiés syriens au Liban.

Pour rappel, alors que l’économie libanaise est déjà structurellement déficitaire, elle a largement été impactée par l’instabilité régionale, le conflit civil syrien et l’afflux de réfugiés syriens dont le nombre oscille entre moins de 1 million selon les organismes internationaux jusqu’à 1.8 million selon la Présidence de la République.

Lors de cette conférence qui s’est déroulée en avril 2018, le Liban a obtenu plus de 11.5 milliards de dollars, 11 milliards de dollars sous forme prêt et 465 millions de dollars de dons seulement, dont les versements sont conditionnés à de nombreuses mesures de réformes tant économiques que monétaires qui restent pour l’heure théoriques, en attendant leurs mises en oeuvre pour le secteur de l’électricité ou encore de les voir appliquées sur un plan fiscal ou budgétaire.

Le Pays des Cèdres a accompli quelques progrès tardifs, notamment avec l’approbation du budget 2019 en juillet dernier. Le budget 2020 devrait être adopté en octobre, conformément à la constitution libanaise, une première depuis 20 ans.

Cette surveillance sera notamment appliquée par les institutions internationales dont la BERD qui a conclu le mois dernier, ses premiers contrats de partenariat avec des banques libanaises privées et le FMI.

En avril 2019, des informations faisant état d’une certaine inquiétude de la part de la communauté internationale quant aux réformes économiques ont circulé. Elle estimait, selon ces sources, que les réformes actuelles entreprises par les autorités libanaises comme insuffisantes, ce qui a motivé la dégradation des notes des obligations libanaises par les agences de notation Moody’s dès janvier 2019 puis Fitch en août, standard and Poor’s maintenant une perspective négative pour l’heure.

Pour rappel

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