Les observateurs notent que « d’immenses progrès » ont été effectués dans la formation du prochain gouvernement attendu depuis les élections législatives du 6 mai 2018.

Le prochain gouvernement pourrait être ainsi annoncé ce vendredi 1er février ou ce samedi 2 février. Selon le protocole, l’annonce devrait être effectuée par le porte parole de la Présidence de la République à l’issue une réunion entre le Président, le Général Michel Aoun, et le Premier Ministre désigné, Saad Hariri qui lui remettra la liste de ses ministres.

La question de la représentation de l’opposition sunnite a été finalement résolue. Toutefois, il n’est pas certains que quelques écueils de dernière minute puissent apparaitre comme à chaque fois.

La percée a eu lieu notamment suite à un accord entre le CPL et le Hezbollah, le CPL acceptant de ne disposer que de 10 ministres au lieu de 11 contre l’obtention du Ministère de l’Environnement à l’origine accordé au mouvement AMAL.

En retour, un représentant de l’opposition sunnite dont le nom reste à déterminer par le Président de la République, le Général Michel Aoun, obtiendrait un ministère. Parmi les candidats potentiels qui sont Taha Naji, Othman Majzoub, proche de Faisal Karamé et Hassan Mrad – fils de l’ancien ministre et actuel député du rassemblement sunnite -, ce dernier en serait le favori.

L’une des polémiques actuelles consisterait à connaitre l’appartenance de ce ministre et s’il assistera aux réunions du CPL ou non. Hassan Mrad se serait ainsi engager à y assister pour simple formalité sans prendre part aux votes de ce bloc, ce que refuseraient les autres membres de l’opposition sunnite.

Un jeu de chaise musicale en dernière minute très complexe

Le Président de la Chambre, Nabih Berry, dirigeant du Mouvement AMAL exigerait en retour de son abandon du Ministère de l’Environnement, celui de l’Industrie, normalement attribué au PSP de Walid Joumblatt ou de la Culture qui devait revenir aux Forces Libanaises et dont May Chidiac devait hériter.

Pour l’heure, l’ancien député druze se refuserait d’abandonner les ministères de l’industrie. Outre le ministère de l’Industrie, Walid Joumblatt souhaiterait obtenir celui de l’éducation.

Quant aux Forces Libanaises, ils refuseraient également de céder l’un des 4 ministères difficilement obtenus lors des négociations précédentes.

Parmi les solutions sur la table des négociations, l’obtention pour le Mouvement Amal du Ministère du Tourisme qui devait à l’origine être attribué au mouvement Tashnaq qui obtiendrait alors celui de l’information.

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