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Comme déjà annoncé hier, les Forces de Sécurité mettent en place des murs face au manifestants au centre-ville de Beyrouth. Il s’agit notamment du cas du périmètre du Parlement ou encore au niveau de la Place Riad el Solh, en face du Grand Sérail, cela après 3 jours d’incidents successifs et alors que les manifestants voulaient investir la Place de l’Etoile, où se trouve le Parlement.

Pour l’heure officiellement, il s’agit de permettre à mieux contrôler les entrées et les sorties de la place Riad el Solh, où les manifestants ont été confrontés à plusieurs reprises aux partisans du mouvement Amal et du Hezbollah, notamment le 29 octobre 2019, un des facteurs ayant contribué à l’annonce, par le Premier Ministre Saad Hariri, de sa démission.

Pour rappel, la ministre de l’intérieure sortante avait accusé des “personnes infiltrées” parmi les manifestants d’être à l’origine des incidents qui se sont déroulés ce weekend et qui ont abouti à de nombreux blessés. De source sécuritaire, on accuse ainsi des personnes liées au mouvement Amal d’avoir engagé des bagarres contre les services de sécurité du Parlement afin d’engendrer une vague de violence.

Ce mardi soir, les partisans des 2 mouvements chiites du quartier de Khandaq al-Ghamiq ont tenté, pour la 4ème nuit consécutive de pénétrer dans le périmètre occupé par les manifestants. Il y a eu un affrontement limité avec les forces de sécurité intérieure qui les en ont empêché. Ils ont notamment tiré des feux d’artifices contre les unités anti-émeutes.

Par ailleurs, de hautes barrières métalliques ont été installées dans les rues menant à la place de l’Etoile alors qu’est organisé aujourd’hui, une manifestation en vue d’en prendre le contrôle.

Des incidents entre partisans Amal/Hezbollah et manifestants au Sud du Liban

Les partisans du Mouvement Amal ont attaqué des manifestants dans le sud du Liban pour la deuxième nuit consécutive ce mardi. Il s’agit notamment du cas de la localité de Kfar Roumanne dans le caza de Nabatieh. Des hommes armés de bâtons ont attaqué des manifestants, avant qu’un responsable régional du parti Amal n’intervienne pour leur ordonner de quitter les lieux.
À Nabatieh même, les tentes des manifestants déjà dévastées, il y a quelques jours, ont été incendiées.

À Tripoli, une vague de vandalisme

Tripoli a également été témoin d’actes de vandalisme mardi soir. Un groupe d’hommes non identifiés a mis le feu à un arbre de Noël au rond-point de Nini. Il s’agirait, toutefois selon certaines sources, de personnes liées à des mouvements fondamentalistes. Ils auraient également saccagé le bureau du mufti de la ville, Sheikh Malik al-Shaar.

L’armée libanaise a arrêté quatre personnes pour leur implication présumée dans l’incident.

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