Mariage civil non officiel organisé à Tyr au Sud Liban. Source Photo Facebook
Mariage civil non officiel organisé à Tyr au Sud Liban. Source Photo Facebook

Une photo singulière circule depuis ce matin sur les réseaux sociaux, faisant état d’une scène de mariage contracté sur une plage au Liban avec au centre une figure relativement connue. Des noces un peu hors du commun, non parce que la cérémonie se déroule en plein air sur la plage de Tyr sous une arche historiée de fleurs blanches, mais parce que la personne officiante est l’ex candidate aux dernières législatives, la journaliste Joumana Haddad, parée tel un magistrat.

Le couple dont on ignore l’identité jusque-là se tient face à face, le sourire aux lèvres. La mariée est en blanc, vêtue comme il est d’usage dans n’importe quelle forme de cérémonie nuptiale, le marié lui, tenue costume et noeud papillon, à l’accoutumée. Les légendes accompagnant cette photo varient selon les personnes qui les partagent. Mais la plupart louent un Liban civil, loin de toute sorte de confessionnalisme.

Cette union, qui est pour le moment symbolique puisqu’elle n’est pas approuvée par la loi, a été partagée sur la page de la journaliste Joumana Haddad, qui a indiqué qu’elle est juste une femme militant pour les droits de la femme libanaise depuis quinze ans, et que le couple l’a choisie pour célébrer leur union, déplorant les procédures des mariages religieux, qui sont devenues selon elles, un business florissant pour les instances religieuses. 

Ce n’est pas la première tentative d’organisation d’un mariage civil au Liban, en l’absence d’une loi régulant le mariage civil au pays des cèdres. Fin 2012, un couple libanais, Kholoud Succariyeh et Nidal Darwish s’étaient unis dans une cérémonie civile en profitant de certaines dispositions en date du Mandat Français. Le ministère de l’intérieur avait rejeté alors cette union, indiquant que le comité du Ministère de la Justice consulté ne l’a pas approuvé en raison de l’absence de toute loi qui régule ce type de situation.

Une précédente tentative avait eu lieu à la fin du mandat du Président Elias Hraoui. Le projet de loi d’alors avait été bloqué par le Premier Ministre Rafic Hariri, suite aux pressions des autorités religieuses de l’époque.

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Marie-Josée Rizkallah est une artiste libanaise originaire de Deir-el-Qamar. Versée dans le domaine de l’écriture depuis l’enfance, elle est l’auteur de trois recueils de poèmes et possède des écrits dans plusieurs ouvrages collectifs ainsi que dans la presse nationale et internationale. Écrivain bénévole sur le média citoyen Libnanews depuis 2006, dont elle est également cofondatrice, profondément engagée dans la sauvegarde du patrimoine libanais et dans la promotion de l'identité et de l’héritage culturel du Liban, elle a fondé l'association I.C.H.T.A.R. (Identité.Culture.Histoire.Traditions.Arts.Racines) pour le Patrimoine Libanais dont elle est actuellement présidente. Elle défend également des causes nationales qui lui touchent au cœur, loin des équations politiques étriquées. Marie-Josée est également artiste peintre et iconographe de profession, et donne des cours et des conférences sur l'Histoire et la Théologie de l'Icône ainsi que l'Expression artistique. Pour plus de détails, visitez son site: mariejoseerizkallah.com son blog: mjliban.wordpress.com et la page FB d'ICHTAR : https://www.facebook.com/I.C.H.T.A.R.lb/

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