Le journaliste et politologue libanais Antoine Sfeir, fondateur des Cahiers de l’Orient est décédé, dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre à l’âge de 70 ans.

Né en 1948, Antoine Sfeir avait débuté sa carrière en 1968 en étant le correspondant étranger pour un quotidien local. Il sera la victime d’un enlèvement en 1976 par une milice palestinienne durant la guerre civile libanaise et sujet à des actes de tortures qui lui laisseront certaines séquelles. 

Il sera alors poussé à quitter le Liban, collaborant avec avec des titres de presse français  qui le feront alors connaitre à l’étranger. 

Auteur de nombreux ouvrages sur des sujets liés au Moyen-Orient et au monde musulman, Il fonde en 1985 les Cahiers de l’Orient, tirés à 4 200 exemplaires chaque trimestre dont il assumait jusqu’à ces jours, la direction. 

Spécialiste reconnu du Proche et Moyen Orient, il reconnaitra cependant s’être trompé en ayant fait l’apologie du régime tunisien de Zine el-Abidine Ben Ali,  reconnaissant la corruption du régime tunisien fin 2009 dans un éditorial des Cahiers de l’Orient.

Il était également le président de l’Institut libre d’étude des relations internationales (ILERI), officier de l’ordre de la Légion d’honneur et de l’ordre national du mérite.

3 COMMENTAIRES

  1. grande perte d’un grand monsieur toutes mes condoléances à sa famille RIP Antoine .Au fait les medias libanaises connaissent Antoine SFEIR? HONTEUX ! personne n’en parle! pas un mot sur lui à part lorient le jour bien sure

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