Le 6 juin 2016, à 19h30, nous avons été nombreux à assister  à un récital de mélodies composées par Iyad kanaan sur des poèmes d’Antoine Raad.
Une soirée organisée par son Excellence, M. Khalil Karam, notre Ambassadeur, délégué permanent du Liban auprès de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culutre (UNESCO).
Un moment magique où le récit de Mme Zeina Saleh kayali, accompagnant les projections de photos du Liban, nous a emporté au pays du Cèdre sur un nuage en compagnie de Shadi Torbay, baryton basse et Georges Daccache au piano (Pièces de Georges Daccache et Georges Baz).
 
Je partage avec vous le mot de notre Ambassadeur Khalil Karam : 

Mot de l’Ambassadeur Khalil Karam Délégué permanent du Liban auprès de l’UNESCO

C’est une invitation au voyage à laquelle nous convient le compositeur Iyad Kanaan, le baryton basse Shadi Torbey et le pianiste Georges Daccache. Mais il ne s’agit pas là de n’importe quel voyage. Là, tout n’est peut-être pas qu’ordre, mais tout est certainement beauté, spiritualité, grandeur et histoire.

Sur les textes des poèmes d’Antoine Raad qui chantent la magnificence des paysages libanais, Iyad Kanaan a composé un cycle de mélodies, dans le genre du Lied allemand. La voix est une puissante source d’inspiration pour ce jeune compositeur dont l’œuvre vocale est extrêmement importante, mais qui ne néglige pas pour autant, loin de là, les subtilités orchestrales. Son œuvre commence d’ailleurs à intéresser les grands interprètes tant au Liban qu’à l’étranger.

Preuve en est, notre baryton basse, Shadi Torbey, dont la voix chaude et puissante a déjà conquis l’Europe et le Liban et qui vous enchantera à votre tour, j’en suis certain.

Je ne vous ferai pas l’affront de vous présenter Georges Daccache ! Depuis 2011, et son premier concert à l’Unesco consacré aux compositeurs libanais de musique savante, ce brillant interprète que vous connaissez forcément, se fait le porte-parole du patrimoine musical libanais et, petit à petit, se construit un répertoire totalement original et inédit qu’il serait bon de commencer à graver, afin qu’il ne se perde pas. Egalement compositeur, Georges vous interprètera une pièce de son catalogue, Qadisha et deux Esquisses du grand compositeur disparu en 2012, Georges Baz, que l’on n’entend pas assez et dont l’œuvre pianistique est immense et exceptionnelle.

Liban en musique et en images, vous allez en avoir plein les yeux et les oreilles !

A propos

Iyad Kanaan, compositeur

Compositeur libanais, né à Beyrouth en 1971. En parallèle à sa carrière juridique, il a étudié la composition musicale avec le professeur Guy Habib et a reçu son diplôme en matières théoriques du Conservatoire national Libanais (1998) avec le professeur Joseph Fakhry. Depuis 1999, son œuvre vocale a été mise en lumière par le chœur NDU qui reçut le premier prix du concours de Laval- Canada (2007) en interprétant son « Magnificat » en langue Arabe.

Sa musique instrumentale fort appréciée dans son pays natal, mit un peu plus de temps à voir le jour, mais depuis 2010 elle figure périodiquement dans les programmes des deux principales formations orchestrales du pays, le LPO (l’Orchestre philharmonique libanais) et le LOO (l’Orchestre oriental libanais), sous la baguette de Walid Gholmieh (1938-2011), « Hanin », Alain Pâris, poème symphonique « Le retour », Manfred Musauer, « Credo » en langue arabe, Lubnan Baalbaki, « Hymne à la déclaration universelle des droits de l’homme », Garo Avessian, « Adagio ». En 2012, sur commande de l’OMM (Ordre Maronite Mariamite), sort son premier CD « Portrait d’une âme », suite de musique de chambre pour violoncelle et piano, reflétant la vie de Sainte Thérèse de L’Enfant Jésus. (Angela Hounanian violoncelle- Dolcy Lawoun piano).

Shadi Torbey, baryton-basse

Né en 1976 à Siegburg en Allemagne. Basse belge d’origine libanaise. Shadi Torbey a obtenu ses diplômes supérieurs de chant (concert et opéra) au Conservatoire royal de Bruxelles dans la classe de Ludovic de San. Il s’est également perfectionné à l’Opéra- Studio de La Monnaie et auprès de José van Dam à la Chapelle musicale Reine Élisabeth.

Lauréat en 1999 du Prix de la vocation au Concours international de chant

de Verviers, il remporte une Voix d’or (catégorie mélodie) au 39e Tournoi de 2001 en France. En 2004, il obtient le troisième prix au Concours international Reine Élisabeth.
Il a donné des récitals sur de nombreuses scènes notamment en Belgique et en France. À l’opéra, il a tenu entre autres les rôles de Sparafucile (Rigoletto), Collatinus (The Rape of Lucretia), Masetto et Leporello (Don Giovanni), Abner (Athalia), Caronte (L’Orfeo), Eremit (Der Freischütz), Colline (La Bohème) et Lord Sidney puis Don Prudenzio (Il viaggio a Reims).

Il a travaillé sous la direction de chefs d’orchestre et de metteurs en scène de renommée internationale, parmi lesquels William Christie, ou Marcello Viotti… et Corbiau, Antonio Latella.

Georges Daccache, pianiste et compositeur

Pianiste et compositeur, installé à Paris depuis 2004. Diplômé de l’Université Saint-Esprit de Kaslik-Liban (Classe de Laure Akiki), du Conservatoire Russe « Serge Rachmaninoff » (Classe de Claire Lizé-Mélonie) et de l’Ecole Normale de musique de Paris (Classe de Michael Wladkowski en piano, Devy Erlih en musique de chambre et Christine Marchais en déchiffrage). Il est également spécialiste de la pédagogie japonaise Suzuki pour l’apprentissage de la musique aux tout-petits à partir de trois ans, et ce, après avoir obtenu son diplôme de l’Association européenne Suzuki de Londres. Il a décroché récemment son Diplôme d’Etat en piano du Pôle d’Enseignement Supérieur de la musique d’Ile-de-France.

Concertiste confirmé, Georges Daccache a donné plusieurs concerts au Liban, France, Italie, Belgique, Colombie et au Venezuela, en tant que soliste, chambriste, organiste et chef de chœur. Il a partagé la scène avec des musiciens et ensembles de grandes renommés tels que la Soprano Samar Salamé, le ténor Père Naoum Khoury, l’altiste Emmanuel Raynaud, le pianiste Miguel Angel Estrella, le Quatuor Parisii, le Chœur Symphonique de Montpelier, etc… Il se produit également au Palais de l’Unesco, Salle Cortot, Théatre Adyar, Festival du Château d’Orion, Festival des Nuits d’Orient à Dijon,Festival Musicometa à Rome, Théâtre Molière à Bruxelles, Théâtre des Beaux-Arts à Bogota, etc… Il est très attentif à la création musicale libanaise contemporaine qu’il s’attache à diffuser le plus

largement possible. Georges Daccache fut aux côtés du CPML (Centre du Patrimoine Musical libanais) au moment de son inauguration à Beyrouth- Liban en 2012. Il se consacre à part entière à la diffusion du « Patrimoine Musical Libanais » afin de faire connaitre « la richesse de ce dernier et de le préserver pour le transmettre aux générations futures ». Il est actuellement, professeur à l’Académie Musicale de Paris et à l’Institut Suzuki de Paris, et en même temps il occupe le poste d’organiste et de chef de chœur en la Cathédrale Notre-Dame du Liban à Paris. Parallèlement à son intense activité musicale, Georges Daccache est également doctorant en histoire économique en l’Université Paris-Sorbonne (Paris VI).

Antoine Raad, poète

Antoine Raad est un poète libanais ayant occupé plusieurs postes tout au long de sa carrière, notamment ceux de Président du Syndicat Général des Enseignants au Liban, et Président du club Arabe en Grande-Bretagne. Il est actuellement Président du conseil Culturel de la région de Byblos. Antoine Raad a exploré les thèmes de la Patrie et de la Nature dans ses écrits. Après son recueil poétique « Liban poèmes et images » en quatre langues, il vient de publier récemment « Miroirs d’Eve », cycle poétique dédié à la femme.

Georges Baz, compositeur (1926-2012)

Compositeur, chef de chœur, professeur d’esthétique musicale et de matières théoriques, critique musical à la Revue du Liban pendant près de cinquante ans, Georges Baz fut l’un des piliers de la vie musicale au Liban au 20e siècle. Il était aussi membre fondateur des Jeunesses musicales du Liban et du Festival International de Baalbeck. La musique de Georges Baz pourrait être qualifiée d’impressionniste et il revendique volontiers l’influence du compositeur Claude Debussy sur son inspiration, notamment dans ses pièces pour piano. Les archives de Georges Baz, ses critiques musicales extrêmement profondes et raffinées, ainsi que ses photos, lettre, partitions manuscrites … peuvent être consultées au Centre du Patrimoine Musical Libanais (CPML-espace Robert Matta) au Collège Notre-Dame de Jamhour au Liban.