Liban: Nouvelles mesures de sécurité draconiennes à l’Aéroport de Beyrouth

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Suite à l’attentat commis par Daesh à l’Aéroport d’Istanbul et en raison de menaces d’un groupe se déclarant affilié au Cheikh Ahmad Assir, les autorités libanaises ont décidé ce vendredi de mettre en oeuvre un plan de sécurisation de l’Aéroport International de Beyrouth.

Ce groupuscule jusque la inconnu avait déclaré, dans une vidéo publiée sur le site Youtube, vouloir s’en prendre aux aéronefs en provenance d’Iran qu’ils accusent de transporter des armes à destination du mouvement chiite Hezbollah. Cette vidéo n’est cependant pas pour l’heure authentifiée et on ignore si ces individus ont des armes antiaériennes en leur possession.

Le Ministre des Transports, Ghazi Zoaiter a, de son côté, déclaré dans les colonnes du quotidien As Safir que « tout terroriste sera enterré sous pieds sous terre ». Ces déclarations interviennent alors que les médias font fait, à de nombreuses reprises, de graves déficiences au sein de la sécurité de l’Aéroport International, certaines compagnies menaçant de ne plus vouloir même opéré certains vols à destination du Liban en janvier dernier.

Le Ministre de l’Intérieur, Nouhad Machnouk avait estimé que le coût de sécurisation de l’AIB atteindrait 30 millions de dollars, faisant état de différents manques de matériel techniques, caméras de surveillance, scanners et détecteurs d’explosifs.

Pour rappel, , né le 5 mai 1968 à Saida, Ahmad Assir s’est fait connaître pour ses actions et discours contre le Hezbollah  et parle d’une campagne d’oppression des sunnites depuis l’assassinat en 2005 du premier ministre libanais Rafic Hariri, qui était -lui aussi- originaire de Saïda et de confession musulmane sunnite. Devenu Imam, en 1989, il prêche à la mosquée Bilal Bin Rabah. Il serait crédité d’une large influence dans la communauté sunnite libanaise dont il aurait récupéré les déçus de la marche du 14 mars et du Courant du futur.

Se présentant d’abord comme leader d’un mouvement pacifique, il a radicalisé à partir de 2011 ses actions multipliant les provocations en se rendant notamment à Kfardebian dans le Kesrouan Chrétien, projetant de créer des milices armées sunnites ensuite, et expulsant les membres de la communauté chiite habitant près de sa mosquée.

Depuis 2012, plusieurs combats armés ont éclaté entre ses partisans et ses opposants politiques. Il sera lui-même désormais accompagné de gardes du corps armés. Il se rendra notamment en Syrie pour combattre aux cotés des rebelles syriens à partir de 2013 suite à la création du mouvement des Phalanges de la Résistance Libre (anti Hezbollah). Le 23 juin de la même année, Ahmad Assir et ses partisans attaqueront l’armée libanaise suite à l’arrestation de ces partisans à un point contrôle. Il se retranchera ensuite dans le quartier d’Abra toujours à Saida. L’affrontement se terminera le lendemain avec la fuite du cheikh, la mort de 18 soldats et 11 hommes armés.

Il sera arrêté à l’Aéroport international de Beyrouth en août 2015 alors qu’il tentait de se rendre au Qatar via l’Egypte.

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