Le gouvernement libanais se réuni ce lundi pour étudier différentes options alors que les 2 décharges de Costa Brava et de Bourj Hammoud commencent déjà à saturer.

Parmi les options sur la table du Conseil des Ministres, une extension des 2 décharges ouvertes en 2016 et déjà à l’origine de la polémique, le Liban ayant décidé de les implanter au niveau du littoral en contradiction avec les traités internationaux dont celui de Barcelone stipulant l’interdiction à établir de telles structures à proximité de la mer et dont il est signataire.

D’autres options concernent la mise en place d’unités de traitements au niveau de la Quarantaine et Al Amrousieh à proximité de la capitale ou encore la mise en place d’une politique de retraitement de déchets. Ces 2 options se heurtent toutefois à l’urgence de la situation.

Pour rappel, les ordures avaient commencé à s’accumuler dans les rues de Beyrouth et du Mont-Liban à partir du 17 juillet 2015 suite à l’annulation du contrat avec la compagnie de ramassage Sukleen et de l’expiration du mandat à ce que les déchets soient transportés dans la décharge de Naameh.

Cette crise avait amené à la mobilisation d’une frange de la population, notamment suite à un appel d’offre largement controversé en raison des coûts de ramassage proposés par les compagnies participantes allant de 140 dollars à plus de 200 dollars la tonne. De nombreuses manifestations se sont ainsi déroulées cet été 2015 au centre-ville de Beyrouth. Les Forces de Sécurité ont été critiquées pour un usage inapproprié de la la violence.

Un rapport de Human Right Watch publié le mois dernier avait critiqué la gestion par les autorités libanaise ce de dossier, indiquant que les décharges sauvages qui se développent actuellement constituent une violation des droits fondamentaux à la santé de la population.