Le logo de l'agence de notation Moody's

L’Agence de notation Moody’s a taclé le plan de réformes économiques présentées ce lundi par le Premier Ministre libanais Saad Hariri, estimant qu’il y a des améliorations à court-terme. Cependant, à moyen et à long terme, il sera plus difficile de maintenir la parité de la Livre Libanaise. La politique de réforme économique décidée pourrait nuire aux établissements bancaires libanais.

Selon le communiqué publié par la vice-présidente de Moody’s Elisa Parisi-Capone, les réformes « fourniront un allégement de la liquidité à court terme », mais constituent « un défi énorme que doivent relever le gouvernement et la Banque centrale » notamment pour sauvegarder les intérêts des créanciers de la dette publique, principalement les banques libanaises.

Un risque accru de dévaluation et de restructuration de la dette à moyen terme

Moody’ note que si ces réformes permettent « d’alléger les liquidités à court terme », cependant, « la monétisation efficace de la dette mine invariablement la confiance dans la capacité de l’état à rembourser les intérêts de la dette publique, accentuant les pressions sur l’ancrage monétaire et la viabilité de la dette à moyen terme »

Selon Alexios Philippides, également VP de Moody’s, l’imposition de taxes supplémentaires impacteront négativement les bilans des banques libanaises, déjà affectés, selon l’agence par des rendements faibles. Il serait donc à craindre que ces nouvelles taxes réduisent l’incitation des actionnaires à investir au Liban, et plus particulièrement dans les obligations d’état qui financent les déficits actuels ainsi que le cash inflow de l’état qui permet actuellement à soutenir la Livre Libanaise.

Des manifestations qui se poursuivent en dépit des promesses de réformes économiques

Sur le terrain, les manifestations se poursuivent en dépit de l’adoption ce lundi de ce plan de réformes dans le cadre du budget 2020 alors que les hommes politiques libanais sont de plus en plus critiqués. Les protestataires dénoncent les conditions socio-économiques et la mauvaise gérance de l’état qui a abouti à un taux d’endettement de 150% par rapport au PIB, alors que tous les indicateurs économiques sont au rouge actuellement.

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