Source: The U.S. Army Sgt. Catherine Threat/U.S. Forces Afghanistan/U.S. Department of Defense
Source: The U.S. Army Sgt. Catherine Threat/U.S. Forces Afghanistan/U.S. Department of Defense

La terreur de l’EI n’a pas acquis uniquement son élan expansionniste des réactions contextuelles en Irak et ce depuis les « prétextes stratégiques » et la guerre de l’administration Bush en Irak. Elle déchaîne son cycle croissant de violence sur une plate forme hautement structurée et vieillissante de notre « civilisation » qui révèle l’extrême précarité de ses systèmes économiques et la fragilité de sa cohérence sociale. Ses fondements historiques religieux et culturels perdurent au sein de traditions aujourd’hui peu entretenues et minées par un sens péjoratif de la cohabitation. Elle se distingue souvent et s’évalue à distance afin de cultiver l’évitement ou de colmater les tensions interprétatives propres à des convictions marginales ou rebelles. La laïcité cherche malgré elle à sauver les particularités d’une coexistence « démocratique » sans véritablement consolider la culture de la connaissance sur le terrain du vécu interactif.

Nous avons grandement besoin de connaître la pensée des non-croyants que celle des croyants en l’Islam; la Chrétienté et le Judaïsme, le bouddhisme, etc… La culture revendicatrice d’une unité intra et interreligieuse demeure sans la dimension dynamique des gens pour fair co-habiter les espaces de pensées différentes ou opposées. Cependant, les commanditaires de L’EI sont eux des maîtres à penser, responsables d’avoir cultivé le leurre d’une « civilisation » où le provisoire peut prévaloir au delà d’une trajectoire vers les valeurs humaines essentielles. Elles sont délaissées par les individus déboussolés et épris de la poursuite des « garanties »; matérielle et sécuritaire. Cependant, elles s’en éloignent malgré le pouvoir économique  de grandes puissances dont principalement, les États Unis. L’administration américaine se sert du tiers monde pour tester, manipuler et prévenir sa verticalité. Cependant, elle souffre du « domestic terrorism » sans la structure efficace  pour y répondre autrement que par la « fermeté » après coup.

N’est-il pas venu ce moment dans d’articuler de véritables et innovatives intégrations humaines, progressives et initiatrices afin de favoriser des adaptations non exclusivement définies par la reconnaissance des standards et les conditions nécessaires à l’obtention d’une nationalité étrangère? A quand ce temps consacré à élaborer, prévoir, promouvoir et planifier, au delà de la culture Européenne ou de l’Américan way of life? A exercer les volontés humaines pour évaluer les potentiels complexes, les silences et les rythmes récalcitrants des nouveaux venus. Les États Unis ont développé des systèmes ultrasophistiqués de « preemptives strikes » ailleurs et d’écoutes invasives sur sa population. Verra t-on ce jour où la « premptive policy » pour la modération sera la donne ultime pour une prévoyance salutaire ?

Joe Acoury.