Le ministre du travail monsieur Sejaan Azzi s’est rétracté concernant sa démission du gouvernement prise par Cheikh Samy sans l’aval du bureau politique du parti. En tant qu’ancien haut cadre du parti, je comprends l’attitude de monsieur Sejaan Azzi et je l’appuie. On ne doit plus se permettre, dans n’importe quel parti libanais, de traiter les membres d’un quelconque parti comme des pions à déplacer selon le bon vouloir du Président du parti sans débat aucun. Il y va de la dignité des partisans. Cette forme de dictature n’a pas sa raison d’être.

Malheureusement, elle est de mise dans tous les partis libanais sans exception. Elle risque de mener à l’implosion des partis et à leur remise en question.

La solution est le recours à la démocratie en actes et non en paroles. Qu’on cesse de considérer les chefs de partis comme des dieux sur terre à qui on doit obéissance absolue. On doit avoir le droit et le devoir de dire les quatre vérités à ces derniers dans le respect de la démocratie et surtout dans le respect mutuel. Les partisans ne sont pas des enfants à qui on peut imposer n’importe quoi.

Quand la journaliste a demandé à monsieur Sejaan Azzi s’il allait démissionner du parti, sa réponse fut fulgurante: » Je ne peux démissionner du parti. Les Kataeb coulent dans mon sang. C’est moi qui suis Kataeb… » pour sous-entendre que les autres ne le sont pas pour la simple raison qu’ils ne respectent pas les principes du parti.

Du temps du fondateur du parti aucune décision n’était prise sans le consentement du bureau politique du parti. Pourquoi ne pas retourner aux sources? Cheikh Samy, je vous prie de faire une révolution au sein du parti avant de la faire au niveau du pays. La révolution au sein du parti repose sur une restructuration du parti avec pour objectif l’instauration d’une démocratie véritable en son sein sinon toute autre révolution serait pures paroles.