Confronté à un gel d’une partie de ses avoirs en Europe, à une inculpation dans le cadre d’une enquête portant sur des détournements de fonds publics et faisant aussi l’objet d’un mandat d’arrêt publié par la procureur du Mont Liban suite à son absence à 4 reprises de ses rendez-vous avec la justice, le gouverneur de la Banque du Liban ne se rendra pas ce mercredi 30 mars au conseil des ministres qui aura lieu au Palais présidentiel de Baabda, indique la chaine de télévision MTV Lebanon.

On ignore pour l’heure également si Riad Salamé répondra positivement à son rendez-vous devant le juge d’instruction Nicolas Mansour qui a déjà repoussé la libération de son frère Raja Salamé, inculpé dans le cadre de la même affaire.

En dépit d’une invitation de la part du premier ministre Najib Mikati qui cherche ainsi à le légitimer et dans la crainte de se voir être arrêté, le gouverneur de la Banque du Liban fait également l’objet d’une objection de la part du président de la république, le général Michel Aoun, à ce que soit présent une personne inculpée pour corruption à la table du conseil des ministres.

Pour rappel, Riad Salamé avait été convoqué en vue d’obtenir une explication concernant la dégradation soudaine de la parité de la livre libanaise face au dollar après qu’il ait été mis en examen. Certains observateurs ont mis sur le compte d’un plafonnement des montants de devises étrangères quotidiennement injectées via la plateforme Sayrafa cette brusque détérioration des taux de change, amenant à une hausse généralisée et importante des prix. Ce plafonnement intervenait alors que parallèlement, les banques libanaises dont certaines sont également impliquées dans l’enquête pour détournement de fonds ont décidé d’un mouvement de grève de 2 jours la semaine dernière enfin de faire pression sur le gouvernement.

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