Le siège de l'Electricité du Liban (EDL).Crédit Photo: François el Bacha pour Libnanews.com. Tous droits réservés
Le siège de l'Electricité du Liban (EDL).Crédit Photo: François el Bacha pour Libnanews.com. Tous droits réservés

Le ministre de l’énergie et des ressources hydrauliques Walid Fayad a annoncé via l’agence de presse officielle Petra que le contrat de signature d’électricité jordanienne via la Syrie sera signé mercredi prochain à Beyrouth.

Selon le Ministre, le directeur général de l’Electricité du Liban et le directeur général de la Compagnie nationale d’électricité jordanienne devront signer un premier contrat à Beyrouth pour se rendre ensuite en Syrie où devra être paraphé le contrat de transit avec la partie syrienne.

Ce contrat stipule la fourniture de 150 megawatts de courant durant la nuit et de 250 megawatts d’électricité durant la journée.

Dans un communiqué de presse mercredi, le ministre jordanien de l’énergie , Saleh Kharabsheh a souligné l’importance de l’accord d’aider le Liban à répondre à une partie de ses besoins en énergie électrique, en application des directives de Sa Majesté le Roi Abdallah II visant à aider le peuple libanais à surmonter les obstacles dans le secteur de l’énergie.

Le ministre a ajouté que “le prix de vente de l’électricité au Liban n’entraînera aucune perte pour le réseau électrique jordanien, car le coût de distribution ne sera pas inclus dans l’offre de prix de vente”.

Le Liban connait une pénurie d’électricité depuis la fin de la guerre civile avec une tarification gelée depuis 1997, sur la base d’un baril de pétrole de 20 USD, amenant à ce que soient accordées des avances estimées à 23 milliards de dollars depuis par le ministère des finances et cela sans possibilité d’améliorer la production d’électricité publique.

Ainsi depuis, des générateurs illégaux mais tolérés de quartier ont été mis en place pour compenser ces pénuries.

La situation s’est cependant exacerbée depuis mars 2021, après qu’un recours a été présenté devant le conseil constitutionnel en vue d’empêcher le versement d’avance à l’EDL visant à financer l’achat de fioul à destination de ses centrales de production d’électricité, amenant la compagnie publique à ne pouvoir distribuer en moyenne que 3 heures de courant quotidiennement au lieu des 20 heures précédemment.

Par ailleurs, l’effondrement de la parité de la livre libanaise face au dollar a provoqué le renforcement des écarts entre prix à la consommation inchangé en livre libanaise depuis 1997 et coût de production qui sont, eux libellés en devise étranger et notamment en dollar, amenant à ce que l’EDL enregistre des pertes encore plus importantes que précédemment.

Le financement d’achat de gaz à destination de la centrale de Deir el Ammar ou encore d’électricité de Jordanie via la Syrie devrait être ainsi financé par la Banque Mondiale à hauteur de 600 millions de dollars en contrepartie d’une demande de cette institution internationale que soit mis à jour le tarif de vente du kilowatt au public. Il pourrait ainsi passer de 0.2 cents actuellement avec une parité officieuse de 23 000 LL à environ 10 cents le kilowatt concernant l’électricité publique sous condition que la production d’électricité publique puisse être augmentée alors que les tarifs des générateurs de quartiers coutent aux consommateurs 34 cents le kilowatt actuellement en moyenne, ce qui pourrait amener à moyen terme à une baisse de ce poste de dépense pour les foyers.

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