Tag: CNSS
Santé publique : hôpitaux libanais en détresse, salaires figés et exode médical accéléré
Le système hospitalier libanais traverse une crise sans précédent : salaires figés, exode médical, déficits chroniques et pénurie de médicaments fragilisent les soins publics. Faute de financement durable, les hôpitaux fonctionnent à minima, menaçant la continuité des soins et l’un des derniers piliers du service public national.
Effondrement des salaires réels au Liban
Au Liban, les salaires réels s’effondrent malgré une hausse nominale du salaire minimum à 28 millions de livres. Dans l’éducation privée, la santé et le commerce, les rémunérations sont indexées sur le taux de change du jour, souvent partiellement versées en nature, aggravant la précarité dans un pays frappé par l’inflation et la pauvreté.
Une hausse du salaire minimum sans gains de productivité : la relance à crédit...
Le gouvernement libanais a relevé le salaire minimum à 28 millions de livres libanaises sans gains de productivité ni plan économique global. Cette mesure pourrait nourrir l’inflation, creuser les inégalités et fragiliser les PME. L’ajustement s’inscrit dans une politique nominale, non structurelle, sans stratégie pour améliorer l’emploi formel ou la productivité. Le risque d’une boucle prix-salaires non maîtrisée s’ajoute à l’inefficacité d’un mécanisme sans ciblage réel.
Budget 2025 : austérité sans vision et fracture politique au Parlement
Le projet de budget 2025 libanais repose sur une hausse des impôts indirects sans stratégie de croissance. Le Parlement débat d’un texte accusé de reconduire l’austérité, sans réforme de l’administration ni redéploiement des dépenses vers les services essentiels. L’investissement public reste historiquement bas, et aucun plan ne traite la dette de la CNSS ou les pertes de la Banque du Liban. Les marges budgétaires sont limitées, faute d’accords internationaux ou de financements extérieurs.
Le Liban envisage une hausse de 56 % du salaire minimum en 2025 :...
Le Liban prévoit une hausse du salaire minimum de 56 %, porté à 14 millions LBP, soit 157 USD. Cette mesure vise à compenser l’inflation mais reste insuffisante selon les syndicats. En l’absence d’indexation automatique et de cadre macroéconomique, elle risque de fragiliser les entreprises et d’alimenter l’économie informelle. Le financement par création monétaire alourdit le déficit et nourrit la spirale inflationniste.






