Towards crusading?

« La sécurité devient un attribut de la vie quotidienne. Quand le danger est décentralisé, la défense doit l’être également. Chaque Etat, chaque comté, chaque ville, chaque poste de police et caserne de pompier, chaque citoyen est mobilisé. Athènes doit devenir Sparte. » (1 ).

Le monde se lit à travers le ralentissement des initiatives humaines, le regard complice des gesticulations intellectuelles et le silence inquiet. Une quasi absence d’interventions fonctionnelles construit davantage la perte des normes civilisées.

Elles sont censées  convenir au rythme des comportements individuels . Ceux qui s’inspirent la décence pour construire la cohérence de la pensée, des actes bons et la paix dans un monde érodé par de multiples violences. L’innovation ne semble convenir qu’au semblant séduisant des politiques économiques envahissantes. Elles servent des prétextes démocratiques que le citoyen se limite à considérer par son pouvoir d’achat, la révolte passagère ou la critique intense, selon une liberté freinée ou conditionnée . Il se trouve finalement entendant mais bien seul sur la planète, malgré des millions qui consolent à ses côtés une immense solitude.

A nous de rêver d’un monde meilleur ensemble mais surtout de nous prémunir du langage séducteur à visée matérialiste. Il est dénué de toute stratégie consensuelle pour convertir le cloisonnement, la prévalence de la distanciation et l’exclusion en des terrains de rencontres sincères , de connaissances même  difficiles et de convivialités propices au service de véritables coexistences.

Cependant, le citoyen est souvent pris à son propre destin. Il regarde tragiquement son rôle tristement  secondaire dans un théâtre cynique: Celui de la consécration des aberrances qui le harcèlent. La politique semble ainsi ne plus exister que par, des  dispositions bien chétives face au terrorisme, des façades de bienveillance démocratique et l’orchestration des crises au gré des hommes d’affaires.

La part spirituelle du monothéisme glisserait-elle sensiblement vers l’extrémisme total?! Serait-il validé par de nouvelles croisades pour ne convenir qu’à l’ordre proclamé et l’exclusion de toute autre différence ? Le Liban est-il un échantillon de la perspective du tiers monde, en route vers une confusion totale ?

Le contexte libanais a certes conscience de son indépendance. Néanmoins, elle demeure minée par des ententes circonstancielles au diapason des opportunismes et des urgences extrêmes. La menace de la force dicterait-elle aujourd’hui une nouvelle carte géographique des faits accomplis dans la région? Seraient-ils considérés comme les seuls palliatifs aux drames? Sommes nous devenu un pays soumis au point de ne plus savoir indiquer l’omniprésence de tant d’autres à travers le libre choix?

(1) Anne Norton, Leo Strauss et la politique de l’empire américain. 2006.

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Psychothérapeute Spécialisé en gestalt thérapie, Consultant et Formateur.

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