Le 20 janvier 2026, le président américain Donald Trump a proféré une menace explicite de sanctions douanières contre la France, en réaction au refus d’Emmanuel Macron de participer au « Conseil de la paix », une initiative présentée par Washington comme un mécanisme pour superviser la reconstruction de Gaza. Lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche, Trump a déclaré : « Personne ne veut de lui de toute façon, parce qu’il va quitter ses fonctions bientôt. S’il se comporte mal, je peux imposer une taxe de 200 % sur ses vins et champagnes, et alors il rejoindra. » Cette déclaration, faite en réponse à une question sur les tensions transatlantiques, souligne les frictions croissantes entre les États-Unis et plusieurs capitales européennes autour de ce projet, dont le mandat semble dépasser le cadre initial de Gaza pour viser une restructuration plus large des mécanismes internationaux de résolution des conflits.
Cette escalade intervient alors que les invitations au Conseil, envoyées à plus de 60 pays dont plusieurs membres de l’Union européenne, suscitent un mélange de prudence et de rejets. La France, l’Allemagne et d’autres États européens expriment des préoccupations sur l’indépendance de cette entité vis-à-vis des Nations unies, craignant qu’elle ne serve à contourner les institutions multilatérales établies. Le refus français, annoncé par l’Élysée le 19 janvier 2026, met en avant l’incompatibilité du projet avec les engagements de Paris sous la Charte des Nations unies. Un haut fonctionnaire européen, cité anonymement, a qualifié la réponse de Trump de « chantage économique », évoquant une stratégie qui ébranle les fondements des relations alliées.
L’Élysée a officiellement annoncé le refus d’Emmanuel Macron de rejoindre le « Conseil de la paix », une initiative lancée par la Maison-Blanche pour superviser initialement la reconstruction de Gaza, mais dont le mandat semble s’étendre à d’autres zones de conflit. Cette décision, communiquée par un bref communiqué de presse, met en avant les réserves françaises quant à l’autonomie de cette nouvelle entité par rapport aux Nations unies. Des sources diplomatiques proches du Quai d’Orsay ont précisé que Paris craint une dilution du rôle du Conseil de sécurité de l’ONU, institution pilier du multilatéralisme depuis 1945. Cette position, qui a provoqué une réaction virulente de Donald Trump le lendemain, illustre les tensions transatlantiques croissantes sous la seconde administration Trump, marquée par une diplomatie plus unilatérale.
Le refus français intervient alors que les invitations au Conseil, envoyées le 17 janvier 2026 à plus de 60 pays, dont la France, la Russie et la Chine, suscitent des débats intenses en Europe. Emmanuel Macron, dont le mandat présidentiel s’achève en mai 2027, a personnellement supervisé la réponse, selon des conseillers élyséens. Lors d’une réunion interne le 18 janvier 2026, rapportée par des sources diplomatiques, le chef de l’État a insisté sur la nécessité de préserver l’intégrité des mécanismes onusiens. « Nous ne pouvons pas cautionner une structure qui risque de contourner la Charte des Nations unies », aurait-il déclaré, soulignant que le projet américain, bien que louable dans ses intentions pour Gaza, pose des questions fondamentales sur la gouvernance internationale.
Les fondements du refus français
Au cœur des préoccupations françaises se trouve l’indépendance du « Conseil de la paix » vis-à-vis de l’ONU. La résolution 2803 du Conseil de sécurité, adoptée le 17 novembre 2025 sous impulsion américaine, mandate explicitement ce Conseil pour une durée limitée à novembre 2027, avec un focus exclusif sur Gaza. Pourtant, la charte du Conseil, révélée par le Times of Israel le 18 janvier 2026, adopte un langage plus large, définissant l’entité comme « une organisation internationale promouvant la stabilité, la gouvernance légitime et une paix durable dans les régions conflictuelles ou menacées ». Cette formulation, qui omet toute référence spécifique à Gaza et critique implicitement les « structures actuelles souvent paralysées par des vétos », est perçue à Paris comme une tentative de créer un forum parallèle au Conseil de sécurité.
Des diplomates français, interrogés sous couvert d’anonymat, ont expliqué que cette extension potentielle viole l’esprit de l’article 24 de la Charte de l’ONU, qui confie au Conseil de sécurité la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales. « Si le mandat s’élargit sans contrainte, cela pourrait marginaliser les autres membres permanents, y compris la France », a confié un haut fonctionnaire du Quai d’Orsay. Emmanuel Macron, fervent défenseur du multilatéralisme, a souvent rappelé lors de ses interventions à l’Assemblée générale de l’ONU que toute initiative doit s’inscrire dans le cadre existant, comme il l’a fait en septembre 2025 lors de son discours sur la réforme des institutions internationales.
La structure même du Conseil renforce ces inquiétudes. Donald Trump, en tant que président inaugural, détient un veto absolu sur toutes les décisions, peut inviter ou exclure des membres à sa discrétion – sauf opposition des deux tiers des participants – et désigne son successeur unilatéralement. Son mandat ne peut être interrompu que par démission ou incapacité validée à l’unanimité par un conseil exécutif qu’il nomme lui-même. Pour Paris, cette concentration de pouvoirs évoque un directoire personnel plutôt qu’une instance collective, incompatible avec les principes d’égalité souveraine énoncés à l’article 2 de la Charte de l’ONU.
Le modèle financier ajoute à la controverse. Un siège permanent requiert une contribution minimale d’un milliard de dollars en espèces la première année, destinée à la reconstruction de Gaza. Un responsable américain, cité par le Washington Post le 18 janvier 2026, a affirmé : « Ces fonds iront directement aux projets sur le terrain pour une efficacité immédiate. » Mais à l’Élysée, on y voit une marchandisation de la diplomatie, excluant de facto les nations moins fortunées et contredisant l’universalité du droit international. « L’influence ne s’achète pas », a déclaré un conseiller de Macron lors d’une briefing interne, soulignant que la France, en tant que contributeur majeur à l’ONU avec un budget annuel de plus de 500 millions d’euros pour les opérations de paix, privilégie les canaux établis.



