David Schenker
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Le sous-secrétaire d’État en charge du Proche-Orient, David Schenker, s’est déclaré optimiste quant à la signature d’un accord entre le Liban et Israël, accord réalisé avec la médiation des États-Unis, pour la délimitation des zones économiques maritimes exclusives entre les deux pays.

Il s’agit notamment de permettre au Liban de poursuivre sa campagne d’exploration au niveau du bloc 9 attribué au consortium formé par les français de Total, les italiens d’ENI et les russes de Novatek.

David Schenker a ainsi noté que des progrès substantiels ont été effectués ces derniers jours sur ce dossier, notamment dans le cadre des discussions à venir entre le Liban et Israël. “Cela ouvrira une opportunité à la fois pour le Liban et israël à accomplir de vrais progrès”, estime-t-il.

Le responsable américain a ainsi indiqué espérer revenir une de ces prochaines semaines pour conclure un accord.

Eclairage

Pour rappel, à l’origine de ce problème, les négociations entre le Liban et Chypre en 2011. Le point de départ de la zone a été fixée arbitrairement par les 2 pays au point 1 des frontières.
Par conséquent, l’Etat Hébreu a décidé de poursuivre la délimitation de ses frontières maritimes au point 25 selon ses mesures qui correspond au point 1 pour le Liban.
Cependant le Liban estimait dès le départ que le point de départ de sa zone d’exclusivité économique se situait au point 0, selon Beyrouth ou 23, selon l’état hébreu et situé à 17 km au sud du point 1 , fixé lors des négociations entre Tel Aviv et Nicosie.
Ainsi est délimité un triangle allant du point B1 situé à Ras al Naqoura au point 0 puis au point 1.
Cette zone est revendiquée par les 2 états, le Liban et Israël. Elle couvre ainsi plus de 800 kilomètres carrés. Une partie des blocs 8, 9 et 10 se trouvent ainsi au centre de la polémique.
La situation s’est aggravée par la découverte d’un potentiel important de gisements gaziers et pétrolier dans cette zone.
Le Liban indique disposer de cartes prouvant que la zone lui appartiendrait.

Par ailleurs, la ligne Hoff du nom du médiateur américain qui s’était déjà saisi du dossier en 2011 et que Beyrouth avait déjà rejeté, accorde 560 kilomètres carrés au Liban et le solde à Tel Aviv.

En 2019, alors que des négociations semblaient pouvoir être relancées entre le Liban et Israël, elles se sont brusquement interrompues pour des raisons jusqu’à présent inconnues. La tension entre les 2 pays est également montée d’un cran avec la découverte de tunnels traversant la ligne bleue, ligne de démarcation entre les 2 pays.

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