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C’est en dépit de la publication, par la Banque du Liban, de la circulaire 530, que les propriétaires des stations essence ont indiqué qu’ils pourraient poursuivre un mouvement de grève ouverte, ce lundi “sans développement positif” de la part des autorités.

Ils entendent ainsi toujours protester contre la pénurie de dollars sur le marché dont ils seraient les victimes et les retards pris dans la mise en place du dispositif qui a été décidé par la Banque Centrale.

Pour rappel, les 2 précédentes grèves ont été suivies à 97% selon l’Agence Nationale d’Information pour la première qui s’est déroulée le 17 septembre et pour les 2/3 des stations essence pour la deuxième qui a eu lieu, quant-à-elle, le 28 septembre.

Cette dernière avait provoqué une panique des automobilistes qui se sont rués dans les stations essence.

La Banque du Liban a, pourtant, publié ce mardi 1er octobre, la circulaire 530 concernant la mise à disposition de devises étrangères pour les commerces et entreprises important des marchandises essentielles. Sont concernés, les importateurs d’essence, de farine et de blé ou encore de médicaments.

Plus de précisions

De nombreux commerces se sont plaints du refus qui leur a été fait par les Banques de leur fournir les fameux billets verts au taux de change officiel, soit à 1507 LL pour 1 dollar. Face à ce refus, ils ont dû recourir aux services de changeurs à un taux largement supérieur, allant même jusqu’à 1650 LL pour 1 dollar la semaine dernière.

Pour l’heure, le taux de change chez les changeurs s’est quelque peu détendu, avec un échange de 1540 LL/USD à 1550 LL/USD.

Cette situation intervient sur fond de craintes de dévaluation de la livre libanaise suite aux dégradations des notes des obligations libanaises sur les marchés internationaux et la poursuite de l’augmentation des déficits publics qui atteignent plus de 150% du PIB, alors que les autorités libanaises ont annoncé l’émission prochaine d’obligations libanaises à hauteur de 2 milliards de dollars. Il s’agira notamment de financer le remboursement d’obligations libanaises pour un montant de 1.5 milliards de dollars arrivant à échéance en novembre et le paiement d’intérêts de la dette pour la somme de 500 millions de dollars, toujours le mois prochain.

Le Ministère des Finances a indiqué, cette semaine, que l’agence Fitch l’aurait mis en garde contre une possible dégradation supplémentaire des notes attribuées aux obligations libanaises sans progrès substantiels dans la lutte contre les déficits publics alors que les autorités libanaises examinent actuellement le projet de budget 2020.

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