Beaucoup d’agitations autour du choix voulu pour la présidence de la république libanaise. Les contacts tous azimuts cherchent à faire transiter la continuité des intérêts et les litiges complexes où les prétextes salvateurs . Le tout passe par des formes inégalées du semblant faire ou par la menace de devoir subir des crises plus graves.

La fonction du nouveau président se focalise sur sa personnalité mais aussi sur la composition du gouvernement. Les suiveurs et ceux qui proclament un appui majeur confirment que le temps est favorable à une élection « home made ». Elle se traduit par la convenance à tout prix, la retenue calculée ou la controverse spécifique. Cependant, les leaders, civils et religieux, demeurent intra-dépendants des mouvements stratégiques au Moyen Orient, épris des leurs propres mentalités dissonantes et réactifs à l’histoire des inégalités subies, des souffrances endurées, des sacrifices et des martyrs.

Pour aller enfin voter pour un chef d’Etat les questions de fond de chaque « partenaire » ne dérangent plus. Paradoxalement aux efforts dirigés vers un accord circonstanciel et exceptionnel, le tronc commun entre les « politiciens » ne s’encombre plus des engagements. Les intentions verbales semblent suffisants pour répondre aux priorités des libanais et au déséquilibre généralisé.

En conduisant les opportunités au devoir national, la tolérance des axes conflictuels risque d’installer un provisoir ambiguë et le volte face circonstanciel. Comment donc l’Etat libanais peut-il encore survivre si le vide effarant omniprésent persiste au delà des échéances?!

Joe Acoury