Le Ministère des Finances. Crédit Photo: Libnanews.com
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Le député Kassem Hachem du bloc parlementaire du développement et de la libération a réitéré le refus du mouvement Amal à ce que soit appliqué un principe de rotation des portefeuilles au ministère des finances.

Le principe de rotation des portefeuille peut être discuté jusqu’à un accord à l’exception de celui des finances qui en est exclu.

Le parlementaire, proche du président de la chambre Nabih Berri, s’exprimait sur les ondes de la Voix du Liban.

La rotation des portefeuilles ministériels est réclamée par une partie de la classe politique dont les alliés de l’ancien premier ministre Saad Hariri aujourd’hui premier ministre désigné.

Même si Saad Hariri s’affiche comme étant optimiste, les observateurs locaux doutent d’une formation prochaine de son cabinet en raison de plusieurs écueils portant sur le ministère des finances, un poste clé dans le cadre des prochaines réformes à mener ou encore du ministère de la santé, réclamé à la fois par le Hezbollah et le PSP de Walid Joumblatt.

Le Liban est sans gouvernement depuis le 10 août dernier, après la démission du cabinet Hassan Diab suite à l’explosion du port de Beyrouth, le 4 août. Le 31 août, Mustapha Adib a été nommé Premier Ministre à l’issue des consultations parlementaires obligatoires menées par la Présidence de la République. Cependant, la formation d’un nouveau gouvernement bute sur l’attribution du ministère des finances, ministère clé pour la mise en place du programme de réformes économiques exigées par la communauté internationale et nécessaire face à la crise que traverse le Pays des Cèdres.

Ainsi, le Hezbollah et Amal exigent que ce portefeuille ministériel soit attribué à l’un de leurs membres, ce que refusent les autres partis politiques qui demandent en retour, une rotation des portefeuilles ministériels régaliens.

La France s’est, par ailleurs, fortement impliquée dans le dossier libanais, le président de la république française Emmanuel Macron devenant même le porte-parole de la communauté internationale suite à sa visite le 6 août 2020 deux jours après l’explosion du port de Beyrouth. Il a rappelé que le déblocage de l’aide internationale reste conditionné à la fin des importants détournement de fonds par les responsables de partis politiques ou encore au sein des administrations libanaises.

Le 8 octobre 2020, l’ancien premier ministre Saad Hariri se déclare candidat à ce poste après avoir indiqué faire des concessions au sujet de l’attribution du portefeuille des finances qui devrait ainsi revenir au candidat soutenu à la fois par le Hezbollah et le mouvement Amal.

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1 COMMENTAIRE

  1. Au moins c’est clair. Merci Amal de nous faire savoir que désormais nos taxes passent entre vos mains et vos mains seules. Et que donc aucun contrôle n’est possible. C’est incroyable cette main mise. Quelle solution devant une prise d’otage pareille?? un état fédéral confessionnel??

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