Explosion du port de Beyrouth : une reconstruction entravée par des promesses non tenues
Cinq ans après l’explosion du port de Beyrouth, la reconstruction reste paralysée. Malgré des milliards promis par la communauté internationale, corruption, crise économique et luttes politiques ont empêché tout progrès réel. Les ONG peinent à compenser l’inaction de l’État, tandis que les habitants vivent dans des ruines.
Le FMI insiste sur des réformes structurelles à Beyrouth : bras de fer autour...
La mission du FMI à Beyrouth début juillet a réitéré ses exigences : réforme bancaire, renforcement de la Banque du Liban et fin des subventions. Le programme propose la création d’une bad bank, la réduction du déficit public et une transparence budgétaire accrue. Ces recommandations se heurtent aux résistances de la classe politique libanaise, divisée sur l’ampleur des réformes à adopter pour débloquer l’aide internationale et stabiliser l’économie.
Le blocage du budget 2025 : un symptôme d’un système institutionnel paralysé
L’absence persistante de budget au Liban pour l’année 2025 révèle un profond blocage institutionnel. Entre divisions politiques, inefficacité administrative et pression des bailleurs de fonds, l’État fonctionne sans cap économique clair. Ce vide budgétaire affaiblit les services publics, retarde les aides internationales et aggrave la crise sociale. Le budget devient le révélateur d’un système incapable de se réformer, condamné à l’improvisation et à l’opacité.
Offensive des banques libanaises au Parlement : une stratégie de pression pour infléchir la...
Alors que le Liban prépare une loi cruciale sur la restructuration bancaire, les banques intensifient leur lobbying au sein des commissions parlementaires. Des amendements substantiels ont été introduits sous leur influence, modifiant profondément l’équilibre initial du projet. Cette pression soulève des interrogations sur l’indépendance législative et la protection des déposants face aux intérêts bancaires. Le débat se cristallise autour des responsabilités dans la répartition des pertes du secteur.
Banques libanaises : le chantier incertain d’une restructuration à hauts risques
Le Liban s’engage dans une restructuration bancaire cruciale, marquée par une répartition controversée des pertes entre l’État, les banques et les déposants. Le projet de loi prévoit la garantie des dépôts inférieurs à 100 000 dollars, mais laisse planer l’incertitude sur les montants supérieurs. La mise en place d’une entité de défaisance, les classifications bancaires floues et l’absence d’audit judiciaire soulèvent de vives critiques dans un climat de défiance généralisée.
Un choc transatlantique : les lourdes conséquences de l’accord commercial UE–USA à 15 %
Signé en urgence le 27 juillet 2025, l’accord commercial UE–USA fixe des droits de douane à 15 % sur les exportations européennes, évitant les 30 % menacés par Trump. Derrière ce compromis, un coût élevé : pertes pour les PME exportatrices, hausse des prix pour les consommateurs, tensions intra-européennes. L’engagement de 1350 milliards de dollars en investissements et achats d’énergie américaine provoque un débat houleux sur la souveraineté économique européenne.
Un compromis sous haute tension : l’accord commercial UE–USA à 15 % de taxes
Signé à Turnberry le 27 juillet 2025, l’accord commercial UE–USA impose un taux de 15 % sur les exportations européennes, évitant de justesse une guerre tarifaire avec Washington. Ce compromis, annoncé par Ursula von der Leyen et Donald Trump, inclut un volet énergétique colossal. Si l’Allemagne salue un accord salvateur, la France crie à la capitulation. L’Union européenne entre dans une ère commerciale dominée par la stratégie américaine.
PME en détresse : le secteur privé libanais vacille et les banques sont montrées...
Le secteur privé libanais traverse une crise sans précédent, marquée par la fermeture de 35 % des PME dans le Mont-Liban. L’absence de crédit bancaire, la volatilité du taux de change, et la chute de la consommation plongent les entreprises dans une spirale de déclin. Face à cette hémorragie, le gouvernement reste inactif, tandis que les banques bloquent tout financement. La fracture économique entre centre et périphéries s’approf
Audit de la Banque du Liban : l’ultimatum français
La France conditionne tout soutien futur au Liban à la publication complète de l’audit de la Banque du Liban. Si l’exercice est en cours, il reste entravé par le manque de coopération de plusieurs banques. L’impasse alimente les tensions internes et internationales, freinant les réformes exigées par le FMI. Cet audit, devenu un enjeu politique central, cristallise les résistances d’un système institutionnel fragmenté, incapable à ce jour d’assurer une transparence effective.
La Banque du Liban veut verrouiller les sorties de devises
La Banque du Liban, dirigée par Karim Souaid, impose une augmentation des réserves en devises aux banques commerciales. Cette circulaire, perçue comme un geste politique, a suscité des critiques fortes du secteur bancaire, qui la juge inapplicable sans recapitalisation. Tandis que le gouvernement reste silencieux, les observateurs s’interrogent sur les effets économiques d’une telle mesure, dans un pays en crise prolongée, et sous le regard attentif des institutions internationales.
Tourisme en panne : l’espoir d’un rebond s’évanouit
Le secteur touristique libanais peine à redémarrer malgré une hausse des visiteurs régionaux. Les infrastructures dégradées, l’absence de relance gouvernementale et la désaffection des touristes à fort pouvoir d’achat maintiennent les recettes en baisse. Le tourisme intérieur ne compense pas cette chute, et les promesses d’investissements restent lettre morte. Le Liban voit son potentiel touristique s’éroder faute d’une politique coordonnée, dans un contexte d’instabilité persistante.
Salaire minimum au Liban : entre seuil de survie et précarité généralisée
Fixé à 9 millions de livres libanaises, le salaire minimum au Liban reste loin du seuil de survie estimé à 20 millions. Face à cette précarité, les ménages cumulent les emplois et dépendent des aides familiales. Le modèle social libanais se désagrège, sans stratégie salariale claire ni mécanismes d’indexation. Cette désaffiliation progressive des protections sociales alimente une fragmentation sociale durable.
Une mesure à portée limitée : la décision de la Banque du Liban sur...
La Banque du Liban interdit les transactions avec Al-Qard Al-Hassan, une structure déjà sanctionnée par les États-Unis. Cette décision, plus symbolique que pratique, vise à renforcer la position libanaise auprès de Washington. Utilisée par des milliers de bénéficiaires modestes, l'organisation est au cœur d’un débat sur la criminalisation de la solidarité économique communautaire. Entre diplomatie financière et fracture sociale, l’État navigue entre pressions étrangères et tensions internes.
Résilience sous contraintes : les entreprises libanaises face à la crise
Le classement des 50 entreprises libanaises les plus résilientes met en avant Ogero, Liban Lait et plusieurs banques. Mais la présence de ces dernières suscite des critiques, compte tenu des restrictions imposées aux clients depuis la crise. Tandis que le palmarès valorise la stabilité financière, il ignore l’impact de l’économie informelle, qui représente une part majeure du PIB. Ce classement soulève ainsi un débat sur les critères de performance économique au Liban.




















