4 juin 1982 : le piège libanais d’Israël
Le 4 juin 1982 marque la bascule politique qui précède l’invasion israélienne du Liban. Après la tentative d’assassinat de Shlomo Argov à Londres, Israël frappe l’OLP, alors que l’attentat est attribué au réseau Abou Nidal, ennemi de Yasser Arafat. Quarante-quatre ans plus tard, cette séquence éclaire la naissance du Hezbollah, les limites des opérations dites limitées et les risques actuels d’une répétition stratégique au Sud-Liban.
Saint Paul (Saul de Tarse) : L’Apôtre des Nations et Son Passage au Liban
Saint Paul, par son passage à Tyr et Sidon, a contribué à l’expansion du christianisme dans une région cruciale pour la diffusion de l’Évangile. Son rôle d’apôtre des nations, prêchant aux Juifs et aux païens, a jeté les bases d’une foi qui transcende les frontières ethniques et culturelles. Aujourd’hui, son héritage est visible non seulement à travers les communautés chrétiennes au Liban, mais aussi dans la mission universelle du christianisme qu’il a tant défendue.
La ville de Tyr : un joyau millénaire du Liban méridional
Tyr (Sour), joyau millénaire du Liban méridional, fut l’une des grandes cités phéniciennes de Méditerranée. Ports, pourpre impériale, colonies comme Carthage, sièges légendaires et splendeurs romaines composent son récit. Classée UNESCO depuis 1984, la ville affronte aujourd’hui urbanisation et menaces sur ses vestiges.
Enfants libanais : la santé mentale en alerte
Les conséquences psychologiques du conflit sur les enfants libanais restent moins visibles que les destructions matérielles, mais elles touchent déjà des centaines de milliers de mineurs. Peur intense, cauchemars, troubles du sommeil, tristesse, irritabilité, décrochage scolaire et anxiété de séparation composent un tableau préoccupant. Les déplacements répétés, la fermeture des écoles, la fragilité des parents et l’accès limité aux soins risquent d’installer des troubles durables si le soutien psychosocial n’est pas renforcé rapidement.
Liban : l’impact environnemental de la guerre
L’impact environnemental du conflit israélo-libanais reste moins visible que les pertes humaines et les destructions urbaines, mais il pèse déjà sur l’avenir du Sud-Liban. Les terres agricoles touchées, les forêts brûlées, les soupçons de contamination chimique, les munitions non explosées et les dégâts sur l’eau compliquent le retour des habitants. Au-delà de l’urgence militaire, la reconstruction dépendra de diagnostics fiables, de cartes publiques et d’analyses indépendantes.
Liban/Patrimoine: Hardine, le village saint
Hardine, village perché du Batroun, est l’un des plus anciens foyers chrétiens du Mont-Liban. Surnommé « village des saints », il compte des dizaines d’églises, monastères et ermitages rupestres, témoins d’une foi ancienne. Entre ruines antiques, légendes locales et mémoire de saint Nimatullah Hardini, le site incarne un patrimoine vivant.
Liban : la faim aiguë menace 1,24 million de personnes
Le dernier rapport IPC sur le Liban décrit une détérioration rapide de la sécurité alimentaire. Entre avril et août 2026, 1,24 million de personnes devraient se trouver en phase de crise ou d’urgence, soit près d’un quart de la population analysée. Les résidents libanais sont désormais touchés à grande échelle, tandis que les réfugiés syriens, palestiniens et les nouvelles arrivées depuis la Syrie restent les plus exposés en proportion. Le Sud, Nabatieh et les zones d’accueil concentrent les risques.
Christ de Debel : l’Italie répare la profanation
La statue du Christ détruite par un soldat israélien à Debel, dans le sud du Liban, a été remplacée par les soldats italiens de la FINUL. L’armée israélienne avait affirmé avoir procédé à un remplacement, mais la croix présentée était plus petite, différente et placée ailleurs. Des récits locaux affirment qu’il s’agissait d’une croix liturgique prélevée dans une église. Le contingent italien a ensuite installé un Christ proche de l’original, au même emplacement.
Pillage au Sud-Liban : le miroir de Gaza
Les révélations publiées dans la presse israélienne sur des vols commis par des soldats dans des maisons et des commerces du sud du Liban déplacent le débat. Elles ne décrivent plus un incident isolé, mais une pratique présentée comme visible, répétée et peu entravée. Motos, téléviseurs, tapis, tableaux, meubles et objets domestiques auraient été emportés dans des localités en partie interdites au retour. Replacée dans le prolongement de Gaza, des images de soldats avec des habits de femmes, des cuisines libanaises investies et de l’affaire de Debel, cette séquence fragilise encore davantage le récit d’une armée exemplaire.
Après la FINUL, le Liban veut retenir des contingents pour le protéger
Le retrait programmé de la FINUL à partir de 2027 pousse déjà Beyrouth à réfléchir à l’étape suivante. Sans plan officiellement arrêté, plusieurs signaux montrent qu’un maintien international au Sud-Liban est désormais discuté bien au-delà des Nations unies. L’Italie a déclaré vouloir rester présente même après la mission, l’Espagne veut poursuivre son engagement sous une autre forme, et Joseph Aoun s’est dit favorable à tout pays prêt à maintenir des forces dans le Sud dans un cadre accepté par le Liban. Cette perspective prend du poids à mesure qu’Israël consolide une bande militarisée de fait à l’intérieur du territoire libanais.
Négociations à Washington : Beyrouth cherche un contrepoids français
À la veille de nouvelles négociations à Washington entre le Liban et Israël, Emmanuel Macron a promis à Nawaf Salam que la France aiderait Beyrouth à préparer sa position, même sans siéger directement à la table. Cet appui n’a rien de symbolique. Dans un moment où les États-Unis tiennent le format, où Israël conserve l’avantage militaire et où le Liban arrive affaibli par la guerre, Paris peut encore jouer un rôle utile : clarifier les lignes rouges libanaises, réintroduire les questions de souveraineté, de retrait israélien et de protection des civils, et éviter que la négociation ne se réduise à un agenda exclusivement sécuritaire.
Liban : les décombres livrent encore leurs morts
Le cessez-le-feu n’a pas mis fin au décompte des morts au Liban. Il a ouvert une phase plus lente et plus dure, celle des dépouilles retirées des décombres, des immeubles effondrés et des zones encore difficiles d’accès. À Tyr, à Kfar Melki, à Qadmous, à Hayy al-Sellom ou près du pont de Qasmiyeh, les équipes de secours poursuivent leurs recherches et révèlent un bilan humain encore incomplet. Les autorités sanitaires le reconnaissent elles-mêmes : les chiffres restent provisoires tant que les gravats ne sont pas levés, que les corps ne sont pas extraits et que les identifications ADN ne sont pas achevées.
Ligne jaune : Israël verrouille le Sud-Liban
La ligne jaune imposée par Israël au sud du Liban redéfinit déjà les termes du cessez-le-feu. Présentée comme une ligne de défense avancée, elle interdit de fait le retour normal de dizaines de localités, maintient une présence militaire israélienne à l’intérieur du territoire libanais et accroît la tension avec le Hezbollah comme avec l’État libanais. Derrière le tracé, ce sont la souveraineté, la reconstruction du Sud et l’avenir de 100 000 à 150 000 déplacés potentiels qui se jouent.
Au Liban, la corruption ne disparaît jamais : elle revient par fragments
Au Liban, la corruption ne disparaît pas : elle revient par fragments, entre dossier du Casino du Liban, soupçons sur l’aide d’urgence et effondrement de la confiance institutionnelle. Faute de clôtures judiciaires claires, chaque affaire alimente l’idée d’un système où opacité, gaspillage public et responsabilités inachevées restent la norme.




















