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Liban : l’impact environnemental de la guerre

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Le conflit israélo-libanais ne détruit pas seulement des maisons, des routes et des vies. Il abîme aussi les sols, les forêts, l’eau, l’air et l’agriculture. L’impact environnemental de cette guerre se voit dans les incendies de collines, les vergers abandonnés, les terres suspectées de contamination et les réseaux d’irrigation endommagés. Il se mesurera surtout dans la durée. Une maison peut être reconstruite en quelques mois. Un olivier, une nappe d’eau polluée ou une forêt brûlée demandent des années.

Au Liban, le Sud concentre l’essentiel de ces dommages. Les frappes, les obus, les produits incendiaires, les déplacements et les restrictions d’accès ont déjà changé l’équilibre de régions entières. Selon des données ministérielles reprises par la presse libanaise, 54 000 hectares de terres agricoles ont été directement touchés sur environ 250 000 hectares au niveau national. Cela représente 22,5 % de la surface agricole du pays. Ce chiffre place l’environnement au cœur de la crise, car la terre reste un revenu, un patrimoine et une condition de retour pour des milliers de familles.

L’impact environnemental, un bilan encore incomplet

Les bilans de guerre comptent les morts, les blessés et les bâtiments détruits. Ils mesurent plus rarement les sols brûlés, les arbres perdus, les ruches abandonnées ou les puits inutilisables. Pourtant, ces pertes conditionnent la reprise. Un village peut rouvrir ses rues sans retrouver son économie. Un agriculteur peut rentrer chez lui sans pouvoir semer. Une famille peut retrouver sa maison, mais renoncer à boire l’eau de son puits.

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L’impact environnemental du conflit israélo-libanais reste difficile à établir avec précision. Les équipes techniques ne peuvent pas toujours accéder aux zones les plus touchées. Les prélèvements de sols et d’eau exigent du temps. Les images satellites montrent les brûlis et certaines destructions, mais elles ne disent pas toujours si une parcelle peut être cultivée. Les chiffres disponibles donnent donc un ordre de grandeur. Ils ne closent pas le dossier.

Plusieurs évaluations récentes convergent néanmoins sur un point : les dommages dépassent l’effet immédiat des bombardements. Une évaluation onusienne indique que 2 193 hectares ont été endommagés ou détruits par les obus, les incendies et des agents chimiques, dont 1 917 hectares de forêts et 275 hectares de terres agricoles. Une autre évaluation nationale, plus large dans son périmètre, évoque jusqu’à 5 000 hectares de couverture forestière affectée. Ces écarts tiennent aux méthodes, aux dates et aux catégories retenues.

Des terres agricoles frappées à grande échelle

L’agriculture représente l’un des angles les plus concrets de cette crise. Elle lie directement environnement, économie et sécurité alimentaire. Le ministère libanais de l’Agriculture a chiffré à 54 000 hectares les terres agricoles directement touchées par la guerre. Rapporté aux quelque 250 000 hectares de terres agricoles du pays, le total atteint 22,5 %. Une telle proportion dépasse le seul cadre local. Elle affecte les marchés, les revenus ruraux et la capacité du pays à préserver une production intérieure.

Les atteintes ne prennent pas toutes la même forme. Certaines parcelles ont brûlé. D’autres ont été traversées par des engins, frappées par des éclats ou privées d’accès. D’autres encore restent intactes en apparence, mais inutilisables parce que les familles sont déplacées ou que les routes restent dangereuses. Dans ces conditions, parler de surface touchée ne suffit pas. Il faut distinguer la terre détruite, la terre contaminée, la terre abandonnée et la terre inaccessible.

Le Programme des Nations unies pour le développement a recensé plus de 12 000 hectares de terres agricoles abandonnées dans les gouvernorats de Nabatiyé et du Sud-Liban. Ce chiffre montre l’effet indirect de la guerre. Une parcelle abandonnée ne brûle pas forcément. Elle sort pourtant de la production. Le sol n’est plus travaillé. Les arbres ne sont plus entretenus. Les ravageurs progressent. Les familles perdent la saison, puis parfois la suivante.

Une facture agricole déjà chiffrée

La facture agricole donne une autre mesure du choc. Une évaluation menée avec le ministère de l’Agriculture estime les dommages directs à 118 millions de dollars. Les pertes atteignent 586 millions de dollars. Le total dépasse donc 700 millions de dollars pour le secteur agricole. Les besoins de reconstruction et de relance sont évalués à 263 millions de dollars, dont 95 millions jugés prioritaires pour 2025-2026.

Ces chiffres couvrent plusieurs secteurs. Ils incluent les cultures, l’élevage, les forêts, la pêche, l’aquaculture, les équipements et les infrastructures. Ils traduisent aussi une différence essentielle entre dommage et perte. Le dommage correspond à un bien détruit : une serre, une pompe, un verger, une ferme, un moulin. La perte correspond au revenu qui ne sera pas produit : récolte manquée, baisse de rendement, animaux vendus à bas prix, accès impossible aux champs.

Le même rapport signale des dégâts sur l’irrigation. Des réseaux liés à l’Autorité du Litani, des bassins de collecte d’eau et des installations locales ont été endommagés. Il évoque aussi la destruction complète d’environ 23 coopératives, de 16 moulins à olives et de plus de 200 pépinières touchées par des pertes ou des dégâts. Ces équipements forment l’armature invisible de l’agriculture. Sans eux, le retour aux champs reste partiel.

Vergers, oliviers et récoltes perdues

Les cultures pérennes sont les plus vulnérables dans la durée. Les évaluations disponibles font état de la perte totale de 134 hectares d’oliveraies, 48 hectares d’agrumes, 44 hectares de bananeraies et 15 hectares d’autres arbres fruitiers. Ces chiffres paraissent modestes à l’échelle d’un pays. Ils sont lourds à l’échelle d’une famille rurale, car un verger productif concentre des années de soins, de taille, d’eau et d’investissement.

Le cas de l’olive est central. Dans de nombreux villages du Sud, l’olivier n’est pas seulement une culture. Il représente une réserve économique, un lien familial et une preuve d’ancrage. Une évaluation onusienne estime que 4 800 hectares d’oliveraies dans les villages frontaliers n’ont pas été récoltés en 2023 et 2024. Elle estime aussi que la récolte tardive de 14 400 hectares d’oliveraies au sud du Litani, après le cessez-le-feu de novembre 2024, a provoqué une chute de production de 60 %.

Le manque à produire dans la filière olive a été évalué à 26 000 tonnes. Cette baisse a pesé sur le prix local de l’huile, qui aurait augmenté d’environ 60 % par rapport au niveau de 2022. Le chiffre montre comment une guerre localisée peut modifier un marché national. Les ménages paient plus cher. Les producteurs touchés vendent moins. Les pressoirs, transporteurs et commerçants encaissent à leur tour le choc.

Les districts agricoles n’ont pas souffert au même degré. Les récoltes auraient reculé de 84 % à Marjaayoun, 75 % à Bint Jbeil, 70 % à Hasbaya et 62 % à Nabatiyé. Ces taux indiquent une rupture de cycle. Une saison manquée peut parfois être absorbée. Deux saisons perdues détruisent l’épargne, forcent les ventes d’actifs et poussent les jeunes travailleurs à quitter les villages.

Phosphore blanc : incendies, risques sanitaires et sols

Le phosphore blanc concentre les craintes les plus fortes. Cette substance s’enflamme au contact de l’oxygène. Elle produit une chaleur intense, une fumée dense et des particules irritantes. Des organisations de défense des droits humains affirment avoir vérifié son usage par l’armée israélienne dans au moins 17 municipalités du Sud-Liban depuis octobre 2023. Elles signalent aussi cinq municipalités où des munitions à explosion aérienne auraient été utilisées au-dessus de zones résidentielles.

Israël conteste tout usage illégal et affirme employer des moyens conformes au droit de la guerre. Cette position ne fait pas disparaître les risques observés sur le terrain. Le phosphore blanc peut déclencher des incendies, brûler la végétation, endommager les bâtiments et mettre en danger les habitants revenus trop tôt. Les fumées peuvent provoquer des irritations respiratoires. Les fragments non consumés peuvent rester dangereux lors du nettoyage des champs ou des maisons.

Des données du Conseil national de la recherche scientifique libanais, rapportées par une agence internationale en 2024, évoquaient 175 attaques au phosphore blanc dans le Sud depuis octobre 2023, avec plus de 600 hectares de terres agricoles affectés par des incendies. Ces chiffres doivent être lus avec prudence, car ils relèvent de méthodes d’observation et de recoupement. Ils montrent toutefois que la question dépasse l’événement isolé.

La contamination des sols reste le sujet le plus sensible. Des prélèvements menés dans certains secteurs ont fait apparaître des concentrations élevées en phosphore, mais la présence de phosphore ne suffit pas toujours à établir seule la toxicité d’une parcelle. Il faut analyser le composé, la profondeur, l’évolution dans le temps, la pluviométrie et les cultures concernées. Sans diagnostics publics, le doute peut suffire à bloquer la reprise agricole.

Forêts, maquis et biodiversité sous pression

Les forêts du Sud-Liban sont souvent fragmentées, mais elles jouent un rôle essentiel. Elles protègent les sols, retiennent l’eau, abritent des pollinisateurs et limitent l’érosion. Elles sont aussi une ressource pour des habitants qui récoltent thym, sauge, laurier, caroube ou autres produits forestiers. Quand les incendies les détruisent, la perte ne se limite pas au bois ou au paysage.

Une évaluation récente indique que 1 917 hectares de forêts ont été endommagés ou détruits dans le périmètre étudié. Un rapport national plus large évoque 5 000 hectares de couverture forestière touchée. Les chiffres peuvent varier, mais la tendance est claire. Le couvert végétal recule dans une région déjà exposée aux sécheresses, aux incendies estivaux et à l’érosion des pentes.

La disparition d’arbres et de broussailles expose directement les sols aux pluies. Dans les collines du Sud, une première averse peut emporter la couche fertile. Les terrasses abandonnées se fissurent. Les chemins agricoles deviennent des rigoles. Les terres situées en contrebas reçoivent des sédiments, parfois mêlés à des résidus de combustion, de métaux ou de matériaux détruits.

La biodiversité subit aussi la guerre de manière moins visible. Les explosions, les fumées et les incendies chassent les oiseaux, détruisent les nids et fragmentent les habitats. Les insectes pollinisateurs perdent des fleurs et des refuges. Les reptiles et petits mammifères disparaissent des zones brûlées. Le rétablissement dépendra moins d’une seule opération de reboisement que d’un retour sécurisé, de l’entretien des terres et de la reconstruction des corridors naturels.

Abeilles, élevage et produits forestiers

Les abeilles offrent un bon indicateur de santé environnementale. Une évaluation onusienne estime que 1 500 ruches ont été directement détruites. Elle relève aussi que des apiculteurs ont déplacé leurs colonies vers des zones côtières plus tôt que d’habitude, où l’exposition à des traitements agricoles a provoqué des pertes supplémentaires. Cette donnée relie le conflit, le déplacement et les pratiques agricoles ordinaires.

L’élevage a subi un autre type de choc. Dans les gouvernorats du Sud-Liban et de Nabatiyé, environ 10 % des animaux auraient été perdus et 30 % vendus à prix réduit. Les agriculteurs ont vendu pour limiter les pertes, acheter de quoi vivre ou fuir rapidement. Cette vente forcée réduit le capital productif des familles. Elle ralentit la reprise, même si les champs deviennent de nouveau accessibles.

Les produits forestiers non ligneux ont également été touchés. Le thym, la sauge, le laurier ou le caroube complètent les revenus de nombreuses familles rurales, en particulier de femmes. L’accès aux forêts a été bloqué par les incendies, les frappes et les déplacements. Cette perte reste souvent absente des grands bilans, car elle ne passe pas toujours par des circuits formels. Elle pèse pourtant sur les foyers les plus vulnérables.

Eau et irrigation : le risque silencieux

L’eau est l’autre grand sujet. Les dommages environnementaux les plus dangereux ne se voient pas toujours. Une conduite cassée, un bassin détruit ou une pompe hors service peuvent priver une localité d’irrigation. Un puits peut devenir suspect après la destruction de bâtiments voisins. Un ravin peut transporter des cendres, des hydrocarbures ou des résidus métalliques vers une zone cultivée.

Des évaluations techniques signalent des dégâts sur des réseaux d’irrigation et sur des bassins de collecte. Elles mentionnent notamment la destruction de 20 bassins locaux de collecte d’eau et de leurs réseaux associés. Cette donnée est importante, car l’agriculture du Sud dépend d’une mosaïque d’installations petites et moyennes. Leur réparation nécessite des pièces, du carburant, des techniciens et un accès sécurisé.

L’eau potable soulève une difficulté différente. Les gravats peuvent contenir de l’amiante, des peintures, des solvants, des plastiques, des métaux lourds et des produits stockés dans les maisons ou les ateliers. Avec la pluie, une partie des polluants peut migrer vers les sols et les nappes. Le risque dépend de la géologie, de la profondeur des puits et de la nature des bâtiments détruits. Il doit donc être mesuré localement.

Les soupçons de pulvérisation d’herbicides dans certains secteurs frontaliers ont renforcé cette inquiétude. La presse française a rapporté, en 2026, des analyses libanaises évoquant la présence de glyphosate à des niveaux élevés après un épisode près de la frontière. À ce stade, chaque cas doit être distingué. Une accusation politique, un témoignage de terrain et un résultat de laboratoire ne valent pas le même niveau de preuve.

Air, poussières et déchets de guerre

L’air se dégrade à chaque frappe. Les explosions produisent poussières, suies et particules fines. Les incendies libèrent des composés irritants. Les bâtiments détruits dispersent des matériaux dont la composition varie selon l’âge des constructions. Les habitants qui reviennent nettoyer leurs maisons sont souvent les plus exposés. Ils travaillent sans masque adapté, sans gants et sans carte précise des risques.

La pollution de l’air peut sembler temporaire. Elle ne l’est pas toujours. Les gravats remués par les bulldozers produisent des poussières pendant des semaines. Les routes non nettoyées remettent en suspension les particules. Les zones brûlées exposent les sols au vent. Les secouristes, les employés municipaux, les agriculteurs et les journalistes peuvent respirer ces poussières à plusieurs reprises.

Les déchets de guerre posent ensuite un problème municipal. Le béton, le métal, le bois, les plastiques, les équipements électriques, les citernes, les restes de carburants et les munitions non explosées ne peuvent pas être traités de la même manière. Sans tri, les gravats peuvent être déplacés vers une vallée, une carrière ou une parcelle agricole. La pollution change alors de lieu sans disparaître.

Les munitions non explosées constituent le danger le plus immédiat. Elles retardent le retour, bloquent les champs et menacent les enfants, les bergers, les ouvriers et les équipes de nettoyage. Une parcelle suspecte ne peut pas être cultivée normalement. Un verger inaccessible perd une saison supplémentaire. La dépollution pyrotechnique devient donc une condition préalable à toute réparation environnementale.

Une crise environnementale aussi économique

Le coût environnemental rejoint la facture économique générale. La Banque mondiale a évalué à 6,8 milliards de dollars les dommages physiques causés par la phase 2023-2024 du conflit et à 7,2 milliards de dollars les pertes économiques. Les besoins de reconstruction et de relance atteignent 11 milliards de dollars. Ces montants couvrent dix secteurs et dépassent l’environnement strict. Ils montrent toutefois l’ampleur du choc que le Liban doit absorber.

L’environnement pèse dans cette facture par plusieurs canaux. Les terres brûlées réduisent les récoltes. Les réseaux d’eau endommagés renchérissent l’irrigation. Les vergers détruits repoussent les revenus à plusieurs années. Les forêts perdues affaiblissent les sols. Les ruches détruites diminuent la pollinisation. Les doutes sur la contamination peuvent faire chuter la demande pour certains produits, même si les analyses ne confirment pas toujours un danger.

Cette dimension économique explique pourquoi la réparation ne pourra pas être seulement écologique. Il faudra soutenir les agriculteurs, remplacer les équipements, reconstruire les coopératives, relancer les moulins et restaurer les réseaux. Il faudra aussi indemniser des pertes invisibles : récoltes manquées, animaux vendus à perte, jours de travail perdus, produits forestiers non récoltés, marchés locaux fermés.

Les prochaines évaluations devront donc relier trois niveaux. Le premier est scientifique, avec des prélèvements et des cartes de risques. Le deuxième est agricole, avec des données par filière et par saison. Le troisième est social, avec les revenus des familles, l’emploi rural et la capacité des déplacés à revenir. Sans ce lien, le Liban pourrait réparer des routes tout en laissant des terres hors d’usage.

Ce qu’il faut surveiller maintenant

Les prochains mois diront si la crise environnementale reste maîtrisable ou si elle devient structurelle. Le premier indicateur sera l’accès aux villages et aux champs. Tant que certaines zones restent dangereuses, les diagnostics resteront partiels. Le deuxième sera la publication d’analyses de sols et d’eau, avec des résultats compréhensibles pour les habitants. Les familles ont besoin de savoir où cultiver, où forer, où reconstruire et quoi éviter.

Le troisième indicateur sera l’état des vergers. Les oliviers, agrumes et bananiers diront plus que les communiqués. Leur floraison, leur production et leur capacité à repartir donneront une mesure concrète des dégâts. Le quatrième indicateur sera la restauration des réseaux d’irrigation. Sans eau, les surfaces épargnées par les frappes resteront fragiles. Le cinquième sera la dépollution des munitions non explosées, préalable au retour durable.

Le dernier point porte sur la transparence. Les autorités libanaises dénoncent une destruction environnementale massive. Israël affirme viser des objectifs militaires et conteste les accusations de pratiques illégales. Entre ces positions, les habitants ont besoin de données vérifiables, de cartes publiques et d’analyses indépendantes. Les prochains prélèvements, les inventaires agricoles et les images satellites diront quelles terres pourront être remises en culture dès la prochaine saison, et lesquelles resteront en attente.

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