L'Hôpital Notre Dame de Jounieh. Crédit Photo: Francois el Bacha pour Libnanews.com
L'Hôpital Notre Dame de Jounieh. Crédit Photo: Francois el Bacha pour Libnanews.com

Face à la dégradation des conditions sociales et économiques, les hôpitaux libanais privés ont lancé un nouveau cri d’alarme.

Ainsi les établissements hospitaliers notent que le fait que la grille des actes médicaux n’a pas évoluée depuis 20 ans, alors que la valeur de la livre libanaise s’est largement dégradées au cours des derniers mois. Les équipements médicaux ont vu leurs prix s’envoler de 60% à 70% par rapport aux prix stipulés par la grille tarifaire des autorités sanitaires ou encore les assurances locales
Pire encore, certains stocks de médicaments seraient en voie d’épuisement alors que des importateurs n’accepteraient de n’être réglés qu’en devises étrangères en contradiction avec les circulaires de la Banque du Liban, réservant une partie de ses réserves monétaires pour l’achat de médicament au taux officiel de 1507.5 LL/USD.

Ils ont également noté que la somme de 450 milliards de livres libanaises pourtant débloquée par le parlement pour couvrir les frais du ministère de la santé, de l’Armée Libanaise et des Forces de Sécurité intérieure en 2019 n’ont pas encore été versées.

Les dépenses opérationnelles des hôpitaux se seraient ainsi accrues de 50% en moyenne, alors que le taux d’occupation des établissements hospitaliers aurait diminué de la même proportion. Selon la tarification officielle actuelle, le prix hospitalier serait de 10 USD sur la base du taux de change non officiel, l’hospitalisation en maternité est de 35 USD et une opération cardiaque visant à mettre en place un stent, de 80 USD. Les coûts opérationnels dépassent donc amplement les tarifs officiels.

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