Crise des réfugiés au Liban : de meilleurs outils de réinstallation nécessaires

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Le Liban est le pays qui accueille le plus de réfugiés per capita au monde

Du 19 au 22 septembre, une délégation de la commission des libertés civiles s’est rendue au Liban pour examiner la situation des réfugiés et la question de leur réinstallation. Sur place, les députés ont notamment rencontré des Syriens fuyant le conflit dans leur pays, des Palestiniens vivant dans des camps depuis parfois des décennies ou encore des ONG locales. Les conclusions de cette visite viendront alimenter de futures législations autour de la réinstallation de réfugiés. 

La délégation de la commission des libertés civiles qui s’est rendue au Liban cette semaine était menée par le député démocrate socialiste britannique Claude Moraes. L’objectif était de mieux comprendre les efforts du pays en vue de résoudre la crise migratoire.

Réfugiés et communautés d’accueil face à de nombreuses difficultés

Avec plus d’un million de réfugiés syriens et des centaines de milliers de réfugiés palestiniens, le Liban est le pays qui accueille le plus de réfugiés per capita au monde.

« Le Liban a de loin surpassé les efforts du reste de l’Union européenne dans sa réponse à la crise et s’en est remarquablement bien sorti dans des circonstances très difficiles », a souligné Claude Moraes à l’issue de la visite.

Pourtant, l’afflux de réfugiés a profondément affecté certaines infrastructures essentielles du pays, telles que les infrastructures éducatives et sanitaires.

Libe Delegation To Lebanon
 Les députés à la rencontre des enfants réfugiés

De même, les limitations imposées au droit de travailler des réfugiés a pour conséquence une pauvreté alarmante. « Ils vivent dans des conditions lamentables, dans des appartements surpeuplés, partagés entre plusieurs familles afin de pouvoir payer le loyer, ou même dans des parkings, sans eau, sans toilettes ou électricité », a expliqué Claude Moraes.

Les conditions de vie des 280 000 réfugiés d’origine palestinienne sont également très difficiles. La plupart vivent dans des camps tels que celui de Chatila et dépendent des services fournis par l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).

Le rôle de l’Union européenne

 L’Union européenne a déjà alloué plus de 776 millions d’euros d’aide aux réfugiés syriens et aux communautés vulnérables au Liban depuis le début de la crise.

Pourtant, pour Claude Moraes, « l’aide humanitaire seule ne peut pas régler la situation : il faut des solutions politiques pour mettre un terme au conflit et réduire par conséquent la pression qui pèse sur le pays ».

« Dans les mois à venir, la commission des libertés civiles s’assurera que le fonctionnement du système de réinstallation soit optimisé pour adopter des outils législatifs qui fonctionnent et contribuent à soulager la pression démographique sur des pays tels que le Liban et prévenir la déstabilisation ultérieure de la région », a-t-il conclu.

Le Parlement européen se penche actuellement sur une révision du système européen d’asile. Suite à une proposition de la Commission européenne en juillet dernier, les députés travaillent également à la mise en place d’un cadre de réinstallation visant à établir une politique commune en matière de réinstallation des réfugiés de pays tiers vers l’Europe.

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