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Le vice-président de chambre Elie Ferzli a indiqué que des divergences concernant l’identité des prochains ministrables serait à l’origine du retard pris dans la formation du nouveau gouvernement.

Cependant, un accord aurait été conclu entre les partis politiques concernant la forme et la répartition confessionnelle des prochains ministres, ajoute Elie Ferzli. Des différends internes seraient ainsi apparus tant d’un point de vue interne « qu’externe », note le député sans en préciser les causes.

« La conférence prévue similaire aux conférences de Doha et de Taif pourrait être reportée si le gouvernement n’est pas formé », annonce Elie Ferzli sur les ondes de la Voix du Liban au sujet de la conférence d’aide au Liban qui devait initialement se tenir à Paris, en octobre et qui a déjà été repoussée au mois de novembre.  

Le député a mis cependant mis en garde contre tout délai supplémentaire concernant la formation du prochain cabinet, estimant que le Liban « pourrait retourner à l’âge de pierre dans les prochains 2 mois et alors que des libanais quittent en raison « des divisions aiguës de la société libanaise ». Elie Ferzli a noté que la mise en place de la feuille de route française et des réformes économiques qu’elle prévoit restent conditionnées à la mise en place de ce gouvernement.

Le Liban est sans gouvernement depuis le 10 août dernier, après la démission du cabinet Hassan Diab suite à l’explosion du port de Beyrouth, le 4 août. Le 31 août, Mustapha Adib a été nommé Premier Ministre à l’issue des consultations parlementaires obligatoires menées par la Présidence de la République. Cependant, la formation d’un nouveau gouvernement bute sur l’attribution du ministère des finances, ministère clé pour la mise en place du programme de réformes économiques exigées par la communauté internationale et nécessaire face à la crise que traverse le Pays des Cèdres.

Ainsi, le Hezbollah et Amal exigent que ce portefeuille ministériel soit attribué à l’un de leurs membres, ce que refusent les autres partis politiques qui demandent en retour, une rotation des portefeuilles ministériels régaliens.

La France s’est, par ailleurs, fortement impliquée dans le dossier libanais, le président de la république française Emmanuel Macron devenant même le porte-parole de la communauté internationale suite à sa visite le 6 août 2020 deux jours après l’explosion du port de Beyrouth. Il a rappelé que le déblocage de l’aide internationale reste conditionné à la fin des importants détournement de fonds par les responsables de partis politiques ou encore au sein des administrations libanaises.

Le 8 octobre 2020, l’ancien premier ministre Saad Hariri se déclare candidat à ce poste après avoir indiqué faire des concessions au sujet de l’attribution du portefeuille des finances qui devrait ainsi revenir au candidat soutenu à la fois par le Hezbollah et le mouvement Amal.

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