Considérons la définition du terrorisme comme étant l’emploi de la terreur à des fins politiques, religieuses ou idéologiques sans faire abstraction des multiples autres définitions qui varient sur l’usage de la violence, les techniques utilisées, la nature du sujet, l’usage de la peur, le niveau d’organisation, l’idéologie. Ces autres aspects ne sont pas également secondaires dans la mesure où ils produisent aussi une certaine forme de terreur ou de destruction de biens matériels. 

Il résulte de cette définition deux points importants :   

– Le premier à savoir, la mouvance terroriste sert les intérêts géopolitiques de certaines grandes puissances ainsi que ceux de certains pays régionaux à travers leur rivalité.  

– Par conséquent les organisations terroristes peuvent bénéficier secrètement ou non, par exemple quand il arrive qu’on les considère comme de simples rebelles, de l’aide de puissances trouvant un intérêt dans leurs actions, fussent-elles même de nature criminelle.  
Ces deux points procèdent d’un simple raisonnement déductif et me paraissent indiscutables. 

Pourtant et hélas, la grande majorité des articles de la presse écrite populaire et des émissions de télévision, qu’on a coutume d’appeler les médias « mainstream », assument leur responsabilité historique en demeurant hors sujet, en ce sens qu’ils ne traitent pas de cette perspective. 

Quelles leçons tirer de cette douloureuse analyse ?  

– D’abord, tout cela fait qu’on peut minimiser la défaite de certaines organisations terroristes car l’expérience montre qu’elles se régénèrent toujours sous une autre dénomination ou dans un autre lieu géographique bastion d’un grand conflit d’intérêts. 
Il en était ainsi d’Al Qaida, conçu à l’origine pour lutter contre la présence de l’URSS en Afghanistan. Plus près de nous, il en est ainsi de la délocalisation de Daesh après sa défaite en Irak et en Syrie, en Afghanistan en attendant d’autres terrains propices.  

– D’une manière générale, cela explique également la complication de la lutte contre le terrorisme et les lacunes dans l’intégration de l’information. 

– Pour terminer, nous sommes donc effectivement loin d’en finir avec la gangrène terroriste.  

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