La banque Audi pourrait mettre en vente sa filiale égyptienne, alors que le Liban affronte la pire crise économique de son histoire. Cette vente pourrait également aider cet établissement bancaire à hausser son capital, suite à la décision de la Banque du Liban (BDL).

Pour rappel, la Banque Audi avait acquise sa filiale égyptienne en 2005. Elle comptait alors seulement 3 branches locales. 14 ans après, l’établissement compte 50 branches et groupes gère 4.4 milliards de dollars d’actifs.

Cette information intervient alors que la Banque du Liban a publié une circulaire demandant la hausse du capital des établissements financiers de 10% afin la fin 2019 et de 10% d’ici le 30 juin prochain, soit d’un total de 20%, et cela pour faire face, officieusement, à une possible restructuration de la dette publique.

Cependant, certaines sources indiquent que la Banque Audi aurait demandé des délais supplémentaires, en raison de son actionnariat en bourse.

Pour rappel, les banques libanaises sont confrontées à une grave crise de liquidité depuis le début de l’été, pénurie caractérisée par un manque de devises étrangères nécessaires à l’achat de marchandises de premières nécessités. Le Liban est par ailleurs confronté à une grave crise économique, avec un endettement public atteignant 154% du PIB, un déficit budgétaire estimé à 11.9% en fin d’année, 30% à 40% de sa population active au chômage alors que 50% de sa population pourrait se retrouver vivant sous le seuil de pauvreté en 2020, selon un rapport de la Banque Mondiale.

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