Le Président de la Chambre Nabih Berri et le Vice Président de la chambre Elie Ferzli. Crédit Photo: Parlement Libanais
Le Président de la Chambre Nabih Berri et le Vice Président de la chambre Elie Ferzli. Crédit Photo: Parlement Libanais
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Le parlement libanais réuni au Palais de l’UNESCO a approuvé la loi concernant la lutte contre les enrichissements illicites. Chose positive, pourrait-on penser, mais à y regarder plus près, une loi tout de même vidée de son sens premier.

Cependant, l’amendement suggéré par le vice-président de la chambre Elie Ferzli et présenté par le Courant du Futur a été adopté. Cet amendement consiste à refuser la levée de l’immunité des anciens présidents et président actuel de la république, les anciens et l’actuel premier ministre, les anciens et actuels ministres et même celle des hauts-fonctionnaires. Ils seraient toutefois déférés devant “l’autorité judiciaire compétente”, c’est-à-dire la haute cour de justice, une cour de justice qui en réalité n’a jamais été rendre un quelconque jugement depuis sa création… faute d’avoir été un jour saisie.

Cette dernière est composée de plusieurs juges mais également de plusieurs députés. Après tout, charité bien ordonnée commence par soi-même.

Ce projet de loi était fortement attendu par la population qui dénonce depuis plusieurs années, une classe politique et des dirigeants qu’ils considèrent comme étant à l’origine de la crise financière induite par un endettement important et dont ils ont pu bénéficier.

Pour rappel, depuis une dizaine d’année, 65 milliards de dollars ont été versés au titre du service de la dette essentiellement aux banques libanaises dont 43% des actions appartiennent à des personnes exposées politiquement, sans compter l’attribution de marchés publics à des entreprises directement ou indirectement liées à des dirigeants politiques ou encore à certaines rétro-commissions que le président de la république a même évoqué dans son intervention lors du 1er septembre.

Le Liban connait donc toujours une culture, celle de l’impunité d’une classe politique. Seul lot de consolation, la loi scélérate d’amnistie – dont l’un des volets amnistie les personnes coupables de crimes financiers a été, quant-à-elle, repoussée, jusqu’au prochain épisode…

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