Après le Koweït qui a décidé de limiter les visas aux seuls résidents libanais déjà présents sur son territoire, c’est au tour de l’Arabie saoudite de prendre de nouvelles restrictions, une suite de la crise diplomatique entre le Liban et certains états du golfe en raison des propos du ministre de l’information Georges Cordahi qui avait qualifié les opérations militaires saoudiennes au Yémen d’agression avant sa nomination.

La chaine de télévision MTV Lebanon annonce ainsi que Riyad a décidé de limiter les visas qu’elle délivre aux ressortissants libanais pour couvrir uniquement les cas humanitaires uniquement, sans donner plus de précision quant aux personnes qui pourraient alors en bénéficier.

Cette information intervient alors que le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, a déclaré que la “dominance” du Hezbollah à l’égard de la politique libanaise rendait “le fait de faire face au Liban inutile pour le royaume”.

Pour sa part, le numéro 2 du mouvement chiite, le cheikh Naïm Kassem que “c’était l’Arabie saoudite qui a lancé le problème avec le Liban” et non l’inverse, au milieu d’une crise diplomatique sans précédent avec Riyad et d’autres capitales du Golfe.

« Nous n’exigeons rien d’autre que d’arrêter son ingérence dans nos affaires intérieures », a ajouté le responsable du mouvement chiite.

À l’origine de la crise, les propos du ministre de l’information qui avait qualifié le conflit au Yémen d’agression saoudienne. Proche du mouvement Marada, celui-ci serait soutenu par le Hezbollah et le mouvement Amal dans son refus à quitter ses fonctions au grand damn du président de la république, le général Michel Aoun et du premier ministre Najib Mikati qui demandent son départ. Cependant, les ministres du mouvement Marada, du mouvement Amal et du Hezbollah menacent de démissionner, ce qui pourrait entrainer la chute du gouvernement Mikati III.

Ces sources estiment que la démission de Georges Cordahi permettraient ainsi de modérer la crise diplomatique avec l’Arabie Saoudite, le royaume ayant pris un certain nombre de sanctions politiques et économiques contre le Pays des Cèdres. 

Le Royaume avait ainsi rappelé son ambassadeur présent au Liban, expulsé l’ambassadeur du Liban en Arabie Saoudite et décidé d’interdire les importations de produits libanais. Riyad sera suivi par les Emirats Arabes Unis, Bahreïn et le Koweit.

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