Des billets de 100 dollars. Crédit Photo: Libnanews.com
Des billets de 100 dollars. Crédit Photo: Libnanews.com

Le dollar progresse toujours au marché noir avec un taux de parité à l’achat de 5 700 LL/USD et à la vente de 5 950 LL/USD donc au seuil des 6 000 LL/USD.

Cette nouvelle dégradation de la valeur de la Livre Libanaise intervient au lendemain de la mise en place d’un nouveau mécanisme de change, limitant ainsi plus les possibilités d’achat du billet vert dans les bureaux de change officiel à une parité de 3 850 LL/USD à l’achat et de 3 900 LL/USD à la vente puisqu’il s’agit désormais de présenter des justificatifs – salaire de femme de ménage, frais de scolarité à l’étranger ou encore fiches de loyers et demande de paiement de prêts en dollar – pour les obtenir en plus d’une carte d’identité.

Les autorités libanaises peinent à mettre fin à la dégradation de la valeur de la livre libanaise en raison d’une demande toujours plus importante que l’offre, sur un fond lié à des inquiétudes de voir une partie des dépôts bancaires disparaitre en raison d’une décôte.

Par ailleurs, les négociations avec le Fonds Monétaires International (FMI) visant à permettre au Liban d’obtenir un prêt de 10 milliards de dollars font face à un certain nombre d’obstacle, dernier en date étant le refus des 4 anciens premiers ministres Saad Hariri, Tamam Salam, Fouad Saniora et Nagib Mikati à participer au sommet de Baabda initialement prévu le 25 juin prochain. Aussi, un ancien négociateur libanais Henri Chaoul qui a démissionné la semaine dernière avait accusé certains responsables politique dont des députés qui détiennent également des actions auprès des établissements bancaires et ou en lien avec l’Association des Banques du Liban, de chercher à torpiller ce plan qu’il considère être le seul valable pour sauver une partie des dépôts bancaires.

Les banques sont en effet confrontées à d’importantes pertes financières estimées à 63 milliards de dollars pour le gouvernement et même plus de 100 milliards de dollars selon certaines proches du FMI.

Ces difficultés politiques pourraient encore dégrader une situation sociale et économique critique, alors que les prévisions concernant le PIB sont inquiétantes. Ainsi des rapports économiques évoquent une récession de 14% du PIB d’ici 2020 et de plus de 6% en 2021.

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