Le Conseil des Ministres du 12 mai 2020. Crédit Photo: Dalati & Nohra
2 minutes à lire

Alors que le Liban connait une importante pénurie de production d’électricité publique depuis une semaine, le dossier de l’électricité figure au menu du conseil des ministres prévu ce mardi. Il s’agit également d’une demande de la communauté internationale qui conditionne l’aide économique au Liban à une série de réformes dont certaines portent sur l’électricité publique. Ce secteur coûte plus de 2 milliards de dollars par an au budget de l’état en raison des subventions importantes versées par le trésor public.

Pour l’heure, les nominations du conseil de régulation de ce secteur public ne figurent pas à l’ordre du jour en raison probablement du manque de consensus des partis politiques.

Aussi le gouvernement devrait décider d’accepter ou de refuser la démission du directeur général du Ministère des Finances Alain Bifani. Ce dernier, par ailleurs un des principaux négociateurs libanais face au FMI, avait accusé certains partis politiques de ne pas souhaiter mener les réformes nécessaires à l’obtention de l’aide économique.

Le Ministre des Finances Ghazi Wazni avait menacé de démissionner la semaine dernière en cas de rejet de la démission d’Alain Bifani en conseil des ministres, faisant reporter ce dossier.

Parmi les autres dossiers jugés critiques, l’audit détaillé de la Banque du Liban figure également au calendrier du gouvernement. Il s’agit de permettre l’unification des chiffrages des pertes de la banque centrale, une des controverses majeures entre gouvernement, partis politiques présents au Parlement, Association des Banques du Liban et Banque du Liban elle-même. Cet absence de consensus concernant les pertes de la Banque du Liban serait à l’origine de la suspension des négociations avec le Fonds Monétaire International.

Selon les informations circulant dans la presse, le Ministre des finances refuserait catégoriquement qu’un audit soit mené, estimant que des liens existent entre l’entreprise choisie et l’état hébreu et notant que ses soutiens politiques ne le permettront pas. Cependant, d’autres sources indiquent que le chiffrage des pertes de la Banque du Liban pourrait amener à déterrer certains dossiers de détournements de fonds publics impliquant de hautes personnalités.

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, veuillez nous en informer en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée . Cette fonctionnalité marche uniquement sur un ordinateur.

Cet article est disponible en Français