Un projet de loi légalisant le contrôle des capitaux unilatéralement instauré par l’Association des Banques du Liban en novembre 2019 serait prête à être présentée à la commission parlementaire du budget et des finances, indique le député Nicolas Nahhas sur les ondes de la Voix du Liban.

Le projet de loi précédent aurait été amendé sur les suggestions du Fonds Monétaire International.

Il s’agit notamment d’harmoniser les différentes mesures mises en place par les banques, certaines instaurant des plafonds de retrait plus importants que d’autres établissements bancaires.

Le député, par ailleurs ancien ministre de l’économie, a également abordé le sujet controversé des estimations des pertes du secteur financier local, alors que les négociations entre le FMI et les autorités libanaises sont actuellement suspendues.

Il a accusé le gouvernement “de n’avoir donné aucune chance” dans ce dossier et qu’il est désormais trop tard pour unifier les chiffres qui dérivent de 5 approches différentes.

Pour rappel, les estimations font état de 81 000 milliards de livres libanaises de pertes au taux de parité de 1500 LL/ISD pour le secteur financier selon le parlement et de 241 000 milliards de livres libanaises selon le plan de sauvetage du gouvernement Hassan Diab qui prend pour estimation une parité de 3 600 LL/USD. Les spécialistes de la question estiment que le chiffrage du parlement est aujourd’hui inadéquat après que la valeur de la livre libanaise se soit effondrée face au dollar.

Par ailleurs, les négociations se sont complexifiées suite à la démission de 2 des négociateurs de la partie libanaise. L’un d’entre eux, Henri Chaoul avait ainsi accusé certains députés, par ailleurs actionnaires de banques libanaises, de souhaiter saboter les négociations avec le FMI, alors que le plan du gouvernement Hassan Diab propose de recapitaliser le secteur bancaire privé avec un wipe-off des actionnaires existants. De même, Alain Bifani a également accusé certains partis politique de souhaiter accaparer les réserves en or et les biens étatiques via le parlement.

Selon Ibrahim Nahhas, le consensus est nécessaire à cette étape.

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