Des manifestants ont réussi à pénétrer au sein du ministère de la santé, un mouvement induit par la forte hausse du prix des médicaments suite à la publication d’une nouvelle grille tarifaire, le 16 novembre dernier. Celle-ci indique une levée partielle des subventions par la Banque du Liban qui passent désormais de 130 millions de dollars à 30 millions de dollars à peine.

Ainsi, les médicaments au profit des personnes souffrant de maladies chroniques tel que le diabète ou encore le lait à destination des enfants voient leurs prix être augmenté de plus de 80%. La majorité des médicaments voient leurs prix majorés de plus de 22% alors que nombreuses molécules continuent à manquer sur le marché libanais.

Il y a quelques mois, les autorités libanaises ont découvert d’importants stocks de médicaments entreposés par les importateurs sans parvenir au marché. La Banque du Liban avait alors accusé ces derniers d’avoir bénéficié d’importantes subventions à l’achat de ces cachets dans l’attente de la levée des subventions qui semble aujourd’hui inéluctable en raison de l’épuisement de ses réserves monétaires. 

Pour rappel, le premier ministre Najib Mikati lui-même a indiqué que le programme de filet social à destination des personnes les plus vulnérables ne pourra être mis en place faute de financement. Celui-ci devait être à l’origine financé par la Banque Mondiale. Cependant, ce dossier est bloqué par la Banque du Liban qui désire obtenir la somme promise par la Banque Mondiale et la redistribuer en livre libanaise à la parité de 6 240 LL/USD alors que l’institution internationale souhaite que cette aide parvienne en dollars ou à hauteur du taux de parité qu’elle considère comme étant le taux réel, soit à celui du marché noir.

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