Dans un entretien difficile hier sur Télé Liban, le patriarche maronite Béchara Boutros Rahi s’en est vivement pris au Hezbollah mais également à la juge Ghada Aoun.

Précédemment, le patriarche avait indiqué ne pas avoir été informé du report de la visite du Pape, estimant que celui-ci n’est pas de nature politique.

“Ce n’est possible dans aucun pays, deux autorités, deux armées, deux administrations et deux”

Le chef de l’Eglise Maronite a ensuite poursuivi s’en prenant vivement au Hezbollah et s’interrogeant sur les raisons selon lesquelles la résistance devrait être réservée à un seul groupe.

“Ce n’est possible dans aucun pays, deux autorités, deux armées, deux administrations et deux politiques. Ce n’est pas possible”, estime Béchara Boutros Rahi qui s’interroge sur la présence du Hezbollah en Syrie, en Irak ou encore au Yémen et en Russie et d’estimer que seule le gouvernement à ses deux tiers peut décider de la guerre ou de la paix.

Après s’en prenant indirectement à la présidence de la république qui n’aborderait pas la question, le patriarche propose d’organiser une conférence internationale pour poursuivre l’application des accordes de Taëf, la mise en oeuvre des résolutions 1559, 1680 et 1701, et la question de la présence de réfugiés Palestiniens.

“La conférence internationale doit déclarer la neutralité du Liban. Le Liban ne peut pas entrer dans des alliances ou des conflits et des guerres”, estime le patriarche avant de poursuivre notant que “ces élections sont cruciales, car elles sont une préparation à l’élection de la présidence” et d’accuser le général Michel Aoun d’avoir paralysé le Liban afin d’être élu en 2016.

“Je suis contre l’accession à la présidence de la personnalité (la plus représentative). Ce principe est anticonstitutionnel. Le président de la République représente tous les Libanais, pas seulement les maronites et les chrétiens.”

Le patriarche à La Défense de Riad Salamé et accuse la juge Ghada Aoun d’agir illégalement

Le patriarche Rahi a également estimé que le gouverneur de a Banque du Liban n’a pas disposer de la gestion de l’argent des déposants mais que l’état l’a obtenu via la dette publique, s’en prenant à nouveau au Courant Patriotique Libre plus précisément.

“Je ne défends pas le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salameh, mais plutôt la justice et pour que l’État rembourser la dette avant d’accuser Salameh et de s’éloigner du populisme et de le tenir pour responsable”, estime le patriarche avant de décrire le travail effectué par la juge Ghada Aoun comme illégal et non satisfaisant. Pour rappel, le gouverneur de la Banque du Liban est également accusé de détournements de fonds par les justices françaises, suisses, allemandes, belges et luxembourgeoises qui ont déjà procédé à la saisie de plusieurs de ses propriétés et comptes.

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