Le Procureur Financier, le juge Ali Ibrahim, a intenté une action en justice contre l’ancien secrétaire aux finances du port de Beyrouth, désigné par ses initiales, M.J., et accusé de détournement de fonds publics.

Cette information intervient alors que plusieurs plaintes ont également été déposées ces dernières semaines contre 2 anciens premiers ministres, Najib Mikati et Fouad Saniora, plusieurs ministres comme hier pour ceux des télécoms, Jamal Jarrah, Nicolas Sehnaoui et Boutros Harb et de hauts fonctionnaires dont le directeur général de Douane Libanaise Badri Daher, qui serait impliqué dans une affaire d’enchères fictives.

Pour rappel, le ministre des finances Ali Hassan Khalil avait indiqué en 2015, que la corruption présente au sein des services de la douane libanaise coute à l’état plus de 1,2 milliards de dollars annuellement.

Pour rappel, le port de Beyrouth reste la principale entrée pour les marchandises, le Liban étant un importateur net. Par le passé, une étude de la Banque Mondiale avait relevé que sortir une marchandise du port du Beyrouth coutait déjà aussi cher que le coût du trajet entre Marseille et Beyrouth en raison de la corruption de cette institution et des services de la douane.

La révélation de ces affaires intervient alors que la justice libanaise a réussi à débloquer plusieurs dossiers clés où seraient impliquées des personnalités politiques suite à un mouvement de manifestations depuis la nuit du 17 au 18 octobre. Les protestataires accusent la classe politique dans son ensemble de corruption et d’avoir mené le Liban au bord de la faillite financière.

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