Hôpitaux, sécurité sociale, aides d’urgence : l’économie de la survie a déjà remplacé l’économie...
Au Liban, l’économie normale a cédé la place à une économie de survie. Hôpitaux, sécurité sociale, centres d’hébergement, carburant et aides locales absorbent l’essentiel de l’argent public pour empêcher un effondrement plus large. Le pays ne finance plus le développement, mais le maintien minimal des soins, des secours et du quotidien.
Au Liban, le calvaire du Christ continue
La destruction filmée d’une statue du Christ à Deir Siryan a profondément choqué les chrétiens du Sud-Liban. Mais pour ces villages frontaliers, l’affaire dépasse de loin l’émotion religieuse. Elle s’ajoute à une série de drames qui inclut la mort de l’abbé Pierre al-Rahi, l’isolement de localités comme Rmeish, Debel et Aïn Ebel, ainsi que la menace nouvelle d’un retour empêché par la ligne jaune imposée par Israël. C’est toute une présence chrétienne du Sud qui se sent aujourd’hui humiliée, vulnérable et menacée.
Ligne jaune : Israël verrouille le Sud-Liban
La ligne jaune imposée par Israël au sud du Liban redéfinit déjà les termes du cessez-le-feu. Présentée comme une ligne de défense avancée, elle interdit de fait le retour normal de dizaines de localités, maintient une présence militaire israélienne à l’intérieur du territoire libanais et accroît la tension avec le Hezbollah comme avec l’État libanais. Derrière le tracé, ce sont la souveraineté, la reconstruction du Sud et l’avenir de 100 000 à 150 000 déplacés potentiels qui se jouent.
Au Liban, la corruption ne disparaît jamais : elle revient par fragments
Au Liban, la corruption ne disparaît pas : elle revient par fragments, entre dossier du Casino du Liban, soupçons sur l’aide d’urgence et effondrement de la confiance institutionnelle. Faute de clôtures judiciaires claires, chaque affaire alimente l’idée d’un système où opacité, gaspillage public et responsabilités inachevées restent la norme.
La FINUL peut-elle accéder aux zones de la ligne jaune ?
La ligne jaune imposée par Israël au sud du Liban menace l’accès de la FINUL à sa zone d’opérations et entre difficilement dans le cadre de la résolution 1701. En limitant la liberté de mouvement des Casques bleus, elle fragilise le cessez-le-feu, le retour des civils et la souveraineté libanaise.







