Liban : la politique de la mort ou le courage de vivre
Opinion : le Liban doit sortir d’un système où la guerre, le sacrifice et la mort servent de langage politique. L’enjeu n’est pas seulement sécuritaire. Il est existentiel : reconstruire un État capable de protéger, d’intégrer, de donner un avenir et rendre la vie crédible à tous.
Béchara Raï rejette la guerre imposée
À Bkerké, le patriarche maronite Béchara Raï a donné à son homélie une portée nettement politique. Devant des délégations venues du Sud, il a dénoncé une guerre « imposée », rejetée selon lui par la population comme par l’État, et rappelé qu’aucune paix durable ne peut se bâtir hors du cadre étatique. Son message lie la fin des combats, le retour des déplacés, la reconstruction de la souveraineté et la nécessité d’un règlement négocié qui ne laisse ni le Sud ni l’État à la marge.
Naim Kassem pose ses conditions au Liban
Naim Kassem affirme que le Hezbollah n’a pas été vaincu et rejette toute lecture du cessez-le-feu qui placerait son mouvement en position de recul. Dans un texte mêlant défi militaire, ouverture politique et dénonciation de la médiation américaine, il se dit pourtant prêt à ouvrir une « nouvelle page » avec l’État libanais. L’enjeu dépasse la seule rhétorique : il touche au rôle futur du Hezbollah, au retour des déplacés, à la reconstruction et à la définition même de la souveraineté au Liban.
Vers la fin du cessez-le-feu avec l’Iran ?
À l’approche de la fin du cessez-le-feu entre Washington et Téhéran, les signaux se contredisent. Le Pakistan et l’Iran affirment qu’aucune date n’est fixée pour le prochain round de négociations, ce qui fragilise l’idée d’une relance rapide du dialogue. Dans le même temps, un quotidien américain affirme que l’armée américaine se prépare à arraisonner des navires liés à l’Iran, tandis que Washington continue d’afficher son optimisme. Cette combinaison entre incertitude diplomatique et pression navale place la trêve dans ses heures les plus sensibles.






