La France reléguée, mais pas absente
La France n’est plus au centre de la séquence diplomatique autour du Liban, mais elle n’a pas disparu du jeu. Reléguée derrière Washington, elle conserve des cartes décisives sur le multilatéral, l’armée libanaise, la reconstruction et la forme d’un futur cadre de stabilisation au Sud-Liban.
Riyad réactive ses réseaux libanais
L’Arabie saoudite réactive ses réseaux libanais en pleine séquence de guerre et de négociation. En recevant Ali Hassan Khalil, proche de Nabih Berri, Riyad cherche à peser sur le cessez-le-feu, contenir une crise intérieure au Liban et éviter qu’une désescalade fragile n’ouvre une fracture politique plus grave.
Accord UE-Israël : Bruxelles sous pression
Plus de 350 anciens ministres, ambassadeurs et hauts responsables européens réclament la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël. Leur appel marque un tournant, car il ne vient plus seulement des ONG ou des partis les plus critiques, mais du cœur même de l’ancien appareil diplomatique européen. Parmi eux figurent Josep Borrell, Margot Wallström, Hans Blix ou encore Jan Eliasson. En toile de fond, Gaza, la Cisjordanie, la clause des droits humains et la difficulté persistante de Bruxelles à transformer ses constats en mesures concrètes.
Nouveau raid sur le pont de Qasmiya
Le pont de Qasmiya, axe côtier crucial pour relier la région de Tyr au reste du Liban, a de nouveau été bombardé jeudi 16 avril. Avant la frappe, un poste de l’armée libanaise dans le secteur avait été évacué après une menace. L’ouvrage, déjà visé en mars puis au début d’avril, avait pourtant été remis en service pour certains convois humanitaires. Ce nouvel épisode relance immédiatement la question de l’accès au Sud-Liban, de l’état des routes et de la continuité de l’aide.






