Naim Kassem fixe la ligne du Hezbollah
Naim Kassem a fixé la ligne du Hezbollah dans la séquence ouverte par l’accord régional entre Washington et Téhéran. Le secrétaire général du parti refuse toute proposition liée au désarmement tant que l’armée israélienne reste présente au Sud-Liban. Il accepte l’idée d’un dialogue national, mais seulement après le retrait israélien, l’arrêt des attaques, le retour des déplacés et la reconstruction. Cette position renforce le parti à court terme, mais risque aussi de prolonger le blocage politique libanais.
Nawaf Salam à Paris : l’armée au centre du retour de l’État
La visite de Nawaf Salam à Paris replace l’armée libanaise au centre du retour de l’État au Sud. Le premier ministre veut transformer la souveraineté en capacité concrète : accompagner le retrait israélien, coordonner avec la FINUL, sécuriser les villages et rassurer les déplacés. La France peut fournir un relais diplomatique et militaire, mais le test réel se jouera sur le terrain, dans la capacité de l’armée à occuper l’espace laissé par la guerre.
La guerre qui n’a pas changé l’Iran, mais qui pourrait changer le Moyen-Orient
La guerre entre États-Unis, Israël et Iran n’a pas transformé Téhéran, mais elle pourrait modifier durablement le Moyen-Orient. Bernard Raymond Jabre analyse le passage d’un monde d’empires à un monde de réseaux, où la souveraineté repose moins sur la domination que sur la diversification stratégique.
Retour au Sud : villages en ruine
Le retour au Sud-Liban ne signifie pas encore le retour à la vie normale. Après l’annonce de la désescalade, des familles déplacées reviennent constater les dégâts dans leurs villages, récupérer des biens et évaluer la possibilité de rester. Mais les maisons détruites, l’absence d’eau et d’électricité, les écoles touchées, les routes dangereuses et les frappes persistantes montrent que la crise continue. La reconstruction devra être civile, sociale et sécuritaire.
Sud-Liban : Israël défie l’accord d’Islamabad
La publication par l’armée israélienne d’une carte désignant une « zone de sécurité » au Sud-Liban intervient au moment le plus sensible de la séquence diplomatique ouverte par l’accord d’Islamabad. En affichant une présence militaire pouvant atteindre dix kilomètres à l’intérieur du territoire libanais, Israël cherche à imposer un fait accompli sécuritaire alors que le texte signé entre Washington et Téhéran mentionne l’arrêt des opérations sur tous les fronts, y compris au Liban, et la garantie de la souveraineté libanaise.







