Mémorandum d’Islamabad : le Liban au cœur du deal Iran-USA
Le mémorandum d’Islamabad entre les États-Unis et l’Iran place le Liban dans la première clause du projet d’accord. Le texte prévoit l’arrêt permanent des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban, et mentionne la garantie de l’intégrité territoriale et de la souveraineté libanaises. Mais cette formule devra être traduite en mécanismes précis : retrait israélien, retour des déplacés, rôle de l’armée libanaise et surveillance internationale.
Traduction intégrale du mémorandum d’Islamabad
Le mémorandum d’Islamabad entre les États-Unis et l’Iran prévoit un cessez-le-feu permanent, y compris au Liban, la levée progressive des sanctions, la réouverture d’Ormuz, un fonds de 300 milliards de dollars et un mécanisme nucléaire sous supervision internationale, avant validation par le Conseil de sécurité de l’ONU.
Glyphosate au Sud-Liban : les sols sous menace
Le Liban accuse Israël d’avoir pulvérisé du glyphosate à forte concentration sur plusieurs villages frontaliers du Sud-Liban. Les analyses citées par Beyrouth évoquent des niveaux jusqu’à 20 à 30 fois supérieurs aux concentrations habituelles, avec un pic rapporté de 22 750 microgrammes par gramme de sol. Cette contamination pose des risques pour les cultures, les sols, les eaux, les pollinisateurs et le retour des habitants déplacés.
Accord Iran-USA : les 14 points d’un deal sous tension
Le projet d’accord en quatorze points entre l’Iran et les États-Unis prévoit un cessez-le-feu général, une période de négociation de soixante jours, la réouverture du détroit d’Ormuz, la levée progressive des sanctions et un programme économique de 300 milliards de dollars. Mais la partie libanaise reste l’un des points les plus sensibles : le Liban est bien mentionné dans le cessez-le-feu, sans garanties publiques claires sur le retrait israélien du Sud ni sur le retour des déplacés.
Smotrich et Ben Gvir défient Trump en voulant occuper le Sud-Liban
Bezalel Smotrich affirme qu’Israël ne se retirera pas du Sud-Liban après la signature attendue de l’accord entre les États-Unis et l’Iran. Itamar Ben Gvir défend, lui, la poursuite du contrôle israélien et des destructions, même contre l’avis de Donald Trump. Pour le Liban, ces déclarations installent une inquiétude majeure : la diplomatie américaine peut-elle produire une désescalade réelle si les ministres israéliens assument une occupation durable et empêchent le retour des habitants ?







