Le syndicat des hôpitaux privés a indiqué que la dégradation de la parité entre livre libanaise et dollar les contraint désormais à ne traiter que les cas d’urgence médicale en raison du prix des fournitures.

Selon les hôpitaux privés, compte tenu des conditions financières actuelles, les importateurs de fournitures médicales ont eu recours à l’émission de leurs factures en dollars américains.

Ils insistent à ce qu’une partie des montants réclamés soit payée en dollars. Généralement 15% voire 25% doivent être ainsi honorées en dollars à un taux de change qui dépasse désormais 5 000 LL/USD au marché noir. Certains produits médicaux ne sont pas couverts par le soutien de la Banque du Liban, rappelle le syndicat qui indique par conséquent ne pas bénéficier de dollars subventionnés. Cette situation amène la plupart les hôpitaux à ne plus pouvoir effectuer la plupart des actes chirurgicaux, faute de matériel.

Le syndicat des hôpitaux rappelle que la tarification actuelle a été mise en place sur la base d’un taux de change de 1500 LL/USD depuis plus de 20 ans. Cependant, les hôpitaux sont également tenus d’acheter des produits et fournitures comme des produits de nettoyage pour milieu hospitalier ou encore produits alimentaires pour leurs patients sans assistance publique.

Ils appellent par conséquent l’état à obliger les importateurs à respecter leurs obligations en terme de tarification, à réexaminer les tarifs pour inclure les coûts supplémentaires, faute de quoi, les hôpitaux pourraient ne plus recevoir que les cas les plus critiques.

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